06/02/2020

Birds of Prey: Une farce colorée, burlesque et violente

Margot Robbie et Harley Quinn sont de retour en salles cette semaine avec "Birds of Prey", un long-métrage "DC Comics" qui réunit plusieurs personnages féminins phares de la firme, le tout mis en scène par la jeune réalisatrice Cathy Yan. Le film débute alors qu'Harley Quinn, qui n'est plus sous l'emprise du Joker, se retrouve confrontée à Roman Sionis, un mafieux, qui est en passe de prendre le contrôle la ville. Quinn sera contrainte de trouver de nouvelles alliées pour pouvoir rivaliser avec lui. Harley Quinn est la narratrice de son histoire et propose un récit totalement déjanté et déstructuré, se baladant dans le temps ou s’arrêtant pour préciser sa pensée. A l'image de la narration, le film est fantasque, coloré, part dans tous les sens par moments et est teinté d'un humour souvent grotesque qui n'est pas sans rappeler les "Batman" de "Tim Burton dans les années 80. Margot Robbie cabotine à outrance et semble même y prendre beaucoup de plaisir, luxe offert par ce personnage qui n'a aucune limite. Autour d'elle, Mary Elizabeth Winstead, Rosie Perez et Jurnee Smollett-Bell  incarnent des héroïnes beaucoup plus conventionnelles alors qu' Ewan McGregor prête ses traits à un vilain ultra-caricatural, brutal  et excessif auquel il apporte toutefois une touche fantaisiste tout à fait raccord avec l'ensemble du tableau. Autant vous le dire, dans "Birds of Prey", il ne fait pas bon être un homme: Dans le meilleur des cas, ce sont des flics opportunistes pas vraiment brillants, dans le pire, des petits bras sadiques et vicieux pour qui les femmes n'ont rien à dire. Le film à donc un côté très jubilatoire, les stéréotypes en prenant pour leur grade. Au final, si l'on remarque des défauts évidents, "Birds of Prey" assure sa mission première de divertissement girly grand public quitte à négliger ou s'affranchir des détails. Plaisant et bien supérieur à "Suicide Squad".

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