02/10/2019

Gemini Man ou l'utilisation abusive de la 3D

Survendu depuis des mois avec des bandes annonces à outrance et la promesse d'une technologie innovante, s'affichant même sur la devanture du prestigieux Carlton pendant le Festival de Cannes, "Gemini Man" arrive enfin en salles fort d'un casting dans lequel Will Smith fait face à Will Smith entouré notamment de Mary Elizabeth Winstead et Clive Owen, le tout sous la direction du maître Ang Lee. L'histoire qui est assez classique, d'autant plus quand on sait que le film est produit par Jerry Bruckheimer, suit un tueur professionnel, le meilleur dans son domaine,  qui alors qu'il décide de prendre sa retraite, se retrouve traqué par un clone de lui de 25 ans son cadet, le chasseur ignorant la nature de sa cible. La véritable innovation du film est de voir Will Smith tenir les deux rôles grâce à un rajeunissement numérique plutôt réussi malgré des imperfections ici et là en fonction des situations. Pur film d'action, "Gemini Man" propose deux ou trois très belles scènes de poursuites, notamment à Carthagène, ou de combats bien chorégraphiées qui flirtent tout de même parfois avec la cinémathique de jeu vidéo et avec toutefois un problème de taille: La 3D. En effet, totalement justifiée et même appréciable dans le mouvement, elle devient franchement encombrante quand elle est utilisée sans discernement dans de simples scènes dialoguées transformant de superbes décors naturels en fonds d'écrans sans aucune justification si ce n'est de vendre des places au prix fort avec un long-métrage estampillé 3D. "Gemini Man" est au final, un film plaisant, qui n'a et ne peut avoir d'autre ambition que de divertir mais qu'il est vraiment préférable de voir en 2D à condition bien sur de trouver une séance, ce qui n'est manifestement pas gagné. Pour ma part, l'enseigne à laquelle je suis abonné ne propose qu'une séance par jour en 2D à 22H30.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire