21/11/2018

Overlord: Une série B aussi survitaminée que gore

Attendu depuis longtemps, "Overlord" arrive en salles avec le label  "Made in JJ Abrams" qui pourtant à laissé la réalisation à Julius Avery, metteur en scène relativement inexpérimenté mais prometteur. "Overlord" nous plonge à la veille du débarquement où quelques soldats américains, fraîchement parachutés en Normandie, ont  pour mission de détruire une antenne de transmission au sein d'un petit village occupé par les nazis et qui vont faire une découverte aussi effroyable que terrifiante. Plutôt bien réalisé, "Overlord" débute avec tous les codes du films de guerre avant de basculer progressivement dans le film de genre, gore, voir très gore, avec une absence quasi totale de second degré mais avec des qualités techniques et visuelles évidentes dès les premières secondes et un casting, talentueux et sans star, composé de quelques futurs grands acteurs. Ainsi on retrouve au centre de l'intrigue Jovan Adepo, passé par "The Leftovers" et dont le personnage chétif et en manque de confiance en lui est proche de celui qu'il incarnait dans la série.  A ses côtés, le toujours génial Ian de Caestecker, vu dans "Lost River" de Ryan Gosling et "Les Agents du SHIELD", Wyatt Russell, une vraie gueule de cinéma et Mathilde Ollivier, une petite frenchie  qui tient le seul rôle féminin du film. Il en résulte un objet cinématographique à la fois original par le scénario et le choix de l'époque, et très convenu par les twists et effets, pour la plupart vus et revus dans un genre où il est vrai qu'il est difficile d'innover. A mi-chemin entre "Il Faut Sauver le Soldat Ryan" et "The Thing", "Overlord"  est une série B de très bonne facture, sadique et sanglante mais prenante du début à la fin et tout à fait au niveau de ce qu'on était en droit d'en attendre. A réserver à un public (très) averti, vegans s'abstenir.

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