04 octobre 2018

The Predator: La série B la plus jubilatoire de l'année


Plus de 30 ans après le premier volet, "The Predator" revient en salles avec un film réalisé par Shane Black, qui tenait un petit rôle  dans le film original, et un ton résolument différent qui risque d'irriter au plus haut point les fans purs et durs de la franchise mais qui séduira peut-être plus facilement les novices. En effet, avec cette version 2018, le réalisateur nous propose un film bourré d'humour, et de scènes, qui frôlent parfois le pastiche et qui sentent bon les années 80, délaissant l'angoisse et le suspense pour se concentrer sur l'action. Sur le fond, le principe reste le même, un Predator s'écrase sur terre et se met en chasse d'un groupe de militaires hors-services et en route pour emménager dans une unité psychiatrique de l'armée. Et là, Shane Black charge la mule et propose des personnages excessifs, décalés et haut en couleurs qui vont provoquer tous les ressorts comiques de l'histoire et fatalement la dénaturer un peu. Qu'importe, aussi étrange que cela soit, cela fonctionne et les rires s’enchaînent dans la salle à la vision de scènes que ne renierait pas Machete. L'intrigue tient plutôt bien la route malgré tout et quand on sait que Black a délibérément  choisi d'introduire une grosse dose d'humour, on se dit qu'à scénario identique mais sans drôlerie, on aurait pu voir un grand film de science-fiction. Au casting, autour de Boyd Holbrook, que l'on a pu voir dans l'excellent "Logan", on retrouve une foule de comédiens, souvent stars de séries comme Olivia Munn (The Newsroom), Sterling K. Brown (This is Us), Alfie Allen (Game of Thrones) ou Yvonne Strahovski (The Handmaid's Tale) avec des mentions spéciales pour le jeune Jacob Tremblay et pour un étonnant Thomas Jane, (bien, bien, bien ...) loin de son rôle de "Punisher". (Non, mais vraiment vraiment loin...). "The Predator" fait évidemment de nombreuses références à l'oeuvre de John McTiernan que ce soit dans les dialogues ou les situations et le thème musical culte d'Alan Silvestri fait lui aussi son comeback. 
Au final, "The Predator" est très dur à juger, en tant que série B d'action c'est un petit bijou mais pris plus posément et  sérieusement , le film semble se diriger tout droit vers les Razzie Awards. Ce qui n’empêche pas de véritablement souhaiter une suite à ce film qui s'achève de façon assez surprenante voire même déroutante et qui, là encore, s'affranchit de toutes les règles du genre. A voir de préférence en groupe mais à voir à coup sur. 

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