29/09/2018

L'Ombre d'Emily: Un étonnant thriller déguisé en comédie

Arrivée cette semaine en salles du film "L'Ombre d'Emily" un thriller réalisé par Paul Feig, pas vraiment spécialiste du genre, et porté par les comédiennes Blake Lively et Anna Kendrick. Ce long-métrage met en scène Stéphanie, une mère de famille serviable et dynamique, qui élève seule son fils depuis le décès accidentel de son mari, et Emily, working girl froide et narcissique, elle-aussi mère d'un petit garçon avec Sean, son mari, un écrivain en manque d'inspiration reconverti  professeur de lettres. Malgré le fait que tout les oppose, elles vont devenir amies, très amies mêmes jusqu'au jour où Emily disparaît mystérieusement sans laisser de trace. Stéphanie va se mettre dès lors  à tout faire pour la retrouver, découvrant peu à peu qu' Emily n'était pas celle qu'elle croyait. Si le synopsis de départ est quelque peu classique, l'originalité de ce film réside dans le traitement et la mise en scène qui cassent les codes du thriller pour reprendre ceux de la comédie, un postulat un peu déstabilisant au départ auquel  on se fait plutôt bien en avançant dans l'intrigue. Ainsi la musique est omniprésente, et le choix du réalisateur s'est porté vers des titres français des années 60-70, de Gainsbourg, Hardy ou Dutronc, donnant à son film un côté désuet qui colle à merveille au personnage de la si sage et si douce Stéphanie. De même certaines scènes superflues de comique de situation viennent interrompre la narration, faisant redescendre une tension qui n'a, malheureusement, jamais le temps de monter très haut, c'est sans doute le seul bémol du film. Autour du duo star, on retrouve dans des seconds rôles les comédiennes Jean Smart et Linda Cardellini et les inconditionnels de "X-Files" reconnaîtront dans l'une des toutes dernières scènes Chris Owens alias Jeffrey Spender, le demi-frère de Mulder dans la série culte de Chris Carter. "L'Ombre d'Emily" est donc un film plaisant, au scénario pourtant assez noir avec l’évocation de sujets graves, mais qui sont absorbés voir même occultés par l'aspect comique voulu par Paul Feig. Le spectateur est tenu en haleine jusqu'à la fin, les rebondissements se succédant les uns aux autres, avec jusqu'en dernière minutes cette oscillation entre drame et comédie, un peu comme si "Gone Girl" rencontrait "No Pain No Gain". "L'Ombre d'Emily" s'adresse vraisemblablement  à un public plutôt jeune et pas trop conservateur qui adorera ce mélange des genres, certains fans de thriller pur resteront peut-être plus sur leur faim. En tous cas, Feig propose ici une belle figure de style tout en équilibre, ce qui n'est pas si courant au cinéma actuellement. A voir.

24/09/2018

FEFFS 2018: Le bilan de Gregory Wallerich

Après 10 jours de festival, le rideau est tombé sur la onzième édition du festival du film fantastique de Strasbourg. Un opus marqué par le retour de la Zombie Walk et par la projection du film culte "L'Exorciste" dans une église. La sélection de qualité et la création d'une nouvelle section consacrée aux longs-métrages d'animation ont enrichi l'offre de films. Le réalisateur des "Blue Brothers" et du "Loup-Garou de Londres", John Landis, a été distingué et a honoré de sa présence la séance drive-in des "Blues Brothers". La désormais traditionnelle Grüselnacht au musée alsacien a elle aussi connu un grand succès. Vivement la douzième édition de ce festival grandement sympathique et bien ancré maintenant dans le paysage des festivals français consacré au cinéma de genre.

Le Palmarès 2018:
Octopus d'or: Cutterhead de Rasmus Kloster Bro
Melies d'argent: The House That Jack Built de Lars Von Trier
Mention Spéciale du Jury: Prospect de Zeek Earl et Chris Caldwell
Prix du Public: Cutterhead de Rasmus Kloster Bro

20/09/2018

Rey Mysterio signe pour 2 ans à la WWE

Après des mois et des mois de spéculations, cela serait maintenant en passe d'être officialisé: Selon le très sérieux "PWInsider", Rey Mysterio Jr est de retour à la WWE ! 
Le natif de San Diego, âgé aujourd'hui de 43 ans, s'est engagé pour deux ans avec une possibilité de départ au bout de 18 mois. Les détails de son contrat n'ont pas encore filtré mais il pourrait bénéficier d'horaires aménagés comme c'est déjà le cas pour plusieurs top stars. Les équipes créatives de la WWE travailleraient donc d'arrache pied pour préparer son arrivée dans le roster qui devrait intervenir assez rapidement et pourquoi pas dès le 6 octobre à l'occasion du "Super Show Down" à Melbourne en Australie.

19/09/2018

CM Punk (de nouveau) dans un film d'horreur

Le catcheur et combattant de MMA  CM Punk, qui a récemment tourné dans un remake du film d'horreur "Rabid", va récidiver avec cette fois-ci un premier rôle. Réalisé par Travis Stevens,  "The Girl on the Third Floor" suivra Don et Liz un couple qui déménage pour se donner une nouvelle chance mais suite à d'importants travaux la maison va révéler un terrible secret. Aux côtés de CM Punk, on retrouvera au casting Trieste Kelly Dunn (Blindspot) et Elissa Dowling.  "The Girl on the Third Floor", qui a été tourné à Frankfort, ville proche de Chicago dont CM Punk est originaire, devrait arriver sur les écrans courant 2019.

18/09/2018

Emmys 2018: Game of Thrones et Mrs Maisel triomphent


Au cours d'une soirée marquée par la demande en mariage du réalisateur Glenn Weiss à sa compagne, en pleine remise de prix, le palmarès 2018 des Emmys s'est révélé être particulièrement varié et relativement surprenant. Ainsi "This is Us", "Atlanta" ou "The Handmaid's Tale" sont les grands  perdants de cette édition alors "The Marvelous Mrs Maisel" et "Game of Thrones" triomphent.


Meilleure série dramatique:
The Americans
Game of Thrones
Westworld
The Crown
The Handmaid's Tale
Stranger Things
This is Us

Meilleure série comique:
Atlanta
Barry
Black-ish
Curb Your Enthusiasm
GLOW
The Marvelous Mrs Maisel
Silicon Valley
Unbreakable Kimmy Schmidt

Meilleure actrice dans une série dramatique:
Claire Foy (The Crown)
Tatiana Maslany (Orphan Black)
Elisabeth Moss (The Handmaid's Tale)
Sandra Oh (Killing Eve)
Keri Russell (The Americans)
Evan Rachel Wood (Westword)

Meilleure actrice dans une série comique:
Pamela Adlon (Better Things)
Rachel Brosnahan (The Marvelous Mrs Maisel)
Allison Janney (Mom)
Issa Rae (Insecure)
Tracee Ellis Ross (Black-ish)
Lily Tomlin (Grace and Frankie)

Meilleur acteur dans une série dramatique:
Jason Bateman (Ozark)
Sterling K. Brown (This is Us)
Ed Harris (Westworld)
Jeffrey Wright (Westworld)
Milo Ventimiglia (This is Us)
Matthew Rhys (The Americans)

Meilleur acteur dans une série comique:
Anthony Anderson (Black-ish)
Ted Danson (The Good Place)
Larry David (Curb Your Enthusiasm)
Donald Glover (Atlanta)
Bill Hader (Barry)
William H. Macy (Shameless)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série dramatique:
Alexis Bledel (The Handmaid's Tale)
Millie Bobby Brown (Stranger Things)
Ann Dowd (The Handmaid's Tale)
Lena Headey (Game of Thrones)
Vanessa Kirby (The Crown)
Thandie Newton (Westworld)
Yvonne Strahovsky (The Handmaid's Tale)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série comique:
Kate McKinnon (Saturday Night Live)
Laurie Metcalf (Roseanne)
Megan Mullaly (Will & Grace)
Leslie Jones (Saturday Night Live)
Betty Gilpin (GLOW)
Aidy Bryant (Saturday Night Live)
Alex Borstein (The Marvelous Mrs Maisel)
Zazie Beetz (Atlanta)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une série dramatique:
Nikolaj Coster-Waldau (Game of Thrones)
Peter Dinklage (Game of Thrones)
Joseph Fiennes (The Handmaid's Tale)
David Harbour (Stranger Things)
Mandy Patinkin (Homeland)
Matt Smith (The Crown)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une série comique:
Louie Anderson (Baskets)
Alec Baldwin (Saturday Night Live)
Tituss Burgess (Unbreakable Kimmy Schmidt)
Brian Tyree Henry (Atlanta)
Tony Shalhoub (The Marvelos Mrs Maisel)
Kenan Thompson (Saturday Night Live)
Henry Winkler (Barry)

Meilleure mini-série:
The Alienist
Genius: Picasso
Godless
Patrick Melrose
The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story

Meilleur téléfilm:
Fahrenheit 451
Flint
Paterno
The Tale
Black Mirror: USS Callister

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm:
Jessica Biel (The Sinner)
Laura Dern (The Tale)
Michelle Dockery (Godless)
Edie Falco (Law & Order True Crime: The Menendez Murders)
Regina King (Seven Seconds)
Sarah Paulson (American Horror Story: Cult)

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm:
Antonio Banderas (Genius: Picasso)
Darren Criss (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Benedict Cumberbatch (Patrick Melrose)
Jeff Daniels (The Looming Tower)
John Legend (Jesus Christ Superstar Live in Concert)
Jesse Plemons (Black Mirror; USS Callister)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une mini-série ou un téléfilm:
Sara Bareilles (Jesus Christ Superstar Live in Concert)
Penelope Cruz (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Judith Light (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Adina Porter (American Horror Story: Cult)
Merrott Wever (Godless)
Letitia Wright (Black Mirror: Black Museum)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une mini-série ou un téléfilm:
Jeff Daniels (Godless)
Brandon Victor Dixon (Jesus Christ Live in Concert)
John Leguizamo (Waco)
Ricky Martin (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Edgar Ramirez (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Michael Stulhbarg (The Looming Tower)
Finn Wittrock (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)

15/09/2018

Disparition de l'acteur canadien Peter Donat

L'acteur canadien Peter Donat s'est éteint lundi dernier à l'age de 90 ans des suites des complications du diabète. Au cours de sa longue carrière entamée en 1953, on avait pu le voir dans de nombreux longs-métrages comme "Le Parrain: 2ème Partie" en 1974, "Mirrors" en 1978 ou "Red Corner" en 1997. Peter Donat avait également donné la réplique à Michael Douglas à deux reprises, dans "La Guerre des Roses" en 1989 et "The Game" en 1997. Son rôle le plus célèbre restera celui de William Mulder, père de l'Agent Fox Mulder dans la série culte "X-Files", qui n'apparaît pourtant que dans six épisodes mais qui est omniprésent dans la narration. La dernière apparition à l'écran de Peter Donat remontait à 2003 et un épisode de la série "Arabesque".

Photo de Famille: Une comédie universelle douce-amère

Quelques jours après sa présentation à Angoulême, la comédie dramatique "Photo de Famille" de Cecilia Rouaud arrivait dans les salles la semaine dernière, avec une relative discrétion malgré un casting de très bonne qualité. Il s'agit donc comme, son titre l'indique, d'une histoire familiale, l'une de ces familles décomposées et recomposées aux multiples antagonismes,  sans toutefois trop de gravité, ici pas de portes qui claquent ou d’engueulades chorales, seulement des divergences et des points de vues contraires notamment sur un sujet en particulier: Que doit-on faire de la grand-mère de 87 ans, récemment veuve et qui n'a plus toute sa tête ? La mettre en maison de retraite ou l’héberger à tour de rôle pour lui assurer une meilleure qualité de vie ? A partir de cette situation dans laquelle chacun peut se reconnaître, la réalisatrice propose un film tantôt drôle, tantôt touchant qui doit beaucoup à la finesse de ses interprètes. Plutôt axée sur les trois petits-enfants incarnés par Vanessa Paradis, Camille Cottin et Pierre Deladonchamps, l'histoire dévoile les petits problèmes et les grosses névroses de chacun ainsi que la communication difficile au sein de cette tribu où tout le monde s'aime mais peine à l'exprimer. Intelligemment Cecilia Rouaud emploie ses acteurs dans ce qu'ils savent faire de mieux, Jean-Pierre Bacri, qui interprète le père, est ronchon, Camille Cottin à, comme dans "Dix pour Cent", une très forte personnalité, Vanessa Paradis est charmante et Pierre Deladonchamps est le gentil garçon en pleine introspection, effacé et peu loquace. Rien donc de révolutionnaire dans le jeu mais chacun tient son rôle à la perfection. La mise en scène est assez classique, offrant quelques belles scènes en extérieur ainsi q'une fin réussie, là encore pas de révolution mais de la maîtrise. Il en résulte un film agréable ou le positif l'emporte sur les sujets plus grave et dans lequel tout le monde pourra s'identifier au moins partiellement. Plaisant.

14/09/2018

Peppermint: Une bonne série B malgré un scénario baclé

Quelques jours après sa présentation à Deauville en présence de son réalisateur, le très sympa Pierre Morel, "Peppermint" arrive en salles avec la promesse de voir un film d'action, porté par une femme, sur un thème largement exploité au cinéma: La vengeance.
Ainsi, on suit Riley North, une mère de famille dont la vie bascule lorsque sa fille et son mari sont abattus en pleine rue par un cartel de la drogue. Alors qu'elle n'obtient pas justice par les voies légales, elle disparaît puis réapparaît cinq ans plus tard, surentraînée et bien décidée à éliminer toutes les personnes liées de prêt ou de loin à ce double assassinat. Et on ne perd pas de temps, puisque le film démarre sur un rythme haletant qu'il parviendra à conserver jusqu'à la fin, ce qui n'est pas forcement un avantage dans ce cas, ce train d'enfer ne laissant que très peu de place aux scènes de fonds. Jennifer Garner est comme un poisson dans l'eau avec ce rôle très physique qui lui va à merveille et qui a du lui rappeler son heure de gloire et l'époque où elle incarnait Sydney Bristow dans le feuilleton "Alias". Autour d'elle, des seconds rôles qui ne distinguent pas vraiment, le boulot est fait mais il manque dans la distribution un acteur charismatique capable d'être l'alter-ego de Garner. Gros point fort du film, la réalisation très maîtrisé de Pierre Morel qui comme à son habitude offre de belles scènes d'actions, souvent invraisemblables mais bien cadrées et très agréables pour le spectateur. Gros point faible du film, le scénario qui tombe à chaque instant dans l’absence d'explications, le manque de soins des détails et la facilité jusqu'à l'ultime scène. Si dans le film-référence de Morel, "Taken", on se laisse convaincre par un homme seul qui vient à bout de toute une mafia, on nous prépare au préalable en nous informant que c'est un ancien super agent de la C.I.A. Ici,  Garner n'est qu'une mère de famille qui se prépare et s'entraîne, certes, mais on a bien du mal à croire qu'elle puisse acquérir aussi vite la maîtrise totale des armes, des explosifs et du combat  au corps à corps  d'autant qu'elle affronte des tueurs sans pitié. Toutefois, si l'on est pas trop regardant, "Peppermint"  reste un bon thriller, dark, vif et nerveux, qui pourrait, en cas de succès au box-office, devenir pourquoi pas une nouvelle franchise. 

13/09/2018

Ces biopics sur le monde du catch qui peinent à voir le jour

4... c'est le nombre de films biographies actuellement en chantier sur des personnalités du monde de la lutte professionnelle. Alors que le biopic est un genre  qui se porte bien, l'imagination des scénaristes n'étant plus ce qu'elle était, les films de ce genre consacrés à des catcheurs peinent à aboutir à une sortie en salles. Le plus ancien projet en cours et lancé en 2011 est "Crossface" consacré au sulfureux Chris Benoit, génie du ring qui mit fin à ses jours en 2007 après avoir vraisemblablement tué sa femme et son fils. Après plusieurs changements de réalisateurs, c'est aujourd'hui Lexi Alexander (Hooligans) qui doit le diriger mais rien n'avance, de nombreux protagonistes faisant tout pour retarder voir même faire annuler ce long-métrage qui pourrait révéler bon nombre de pratiques pas très reluisantes de l'industrie du catch des années 90/2000. Autre chantier en cours, le "Pandemonium" de Glenn Ficarra et John Requa (Crazy, Stupid, Love.) qui doit raconter la vie de Vince McMahon, le puissant patron de la WWE, et véritable précurseur du divertissement sportif moderne. Si le film est bel et bien sur les rails, c'est à la fois au  niveau du scénario et du casting que cela pêche à tel point qu'aucun planning ne semble clairement défini. Troisième chantier, le plus abouti, "Fighting With My Family",  basé sur la vie de Paige, employée elle-aussi de la WWE et issue d'une célèbre famille de catcheurs britanniques. Produit par Dwayne Johnson, qui doit également y faire un caméo, et réalisé par Stephen Merchant avec au générique Florence Pugh, Vince Vaughn et Lena Headey, le film, qui ne devrait pas irriter grand monde, est tourné et monté et devait même sortir cet automne avant finalement d'être décalé à mars 2019, une période moins concurrentielle dans les salles de cinéma. Reste un dernier film  récemment annoncé et intitulé "Ring King" qui sera consacré à Rocky Johnson, père de Dwayne, qui connu son heure de gloire dans les années 70/80 et qui fut également le partenaire d'entrainement des boxeurs légendaires Mohamed Ali et George Foreman. Si on y ajoute le documentaire diffusé en avril dernier sur "HBO", sur le lutteur français André le Géant, on constate que le catch à la côte en ce moment, toutefois les longs-métrages se concrétisent quand ils sont lisses et quand ils ne viennent pas contrarier les poids lourds de l'industrie inquiets à l'idée de voir leur image écornée. Comme dans d'autres domaines, le catch à ses lobbies...

11/09/2018

Sitges 2018: Suspiria en ouverture

Le film "Suspiria", remake du classique de 1977 de Dario Argento, ouvrira la 51ème édition du Festival International du Film de Sitges le 4 octobre prochain en présence de son réalisateur Luca Guadagnino et de la comédienne Tilda Swinton qui recevra par la même occasion un prix d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Présenté la semaine dernière à la Mostra de Venise, "Suspiria" en est reparti avec le prix de la meilleure chanson originale, le titre "A Suspirium", écrit et composé par Thom Yorke, le leader du groupe Radiohead. "Suspiria" arrivera dans les salles françaises le 14 novembre, quelques jours après sa sortie aux Etats-Unis. Pour cette édition 2018, le festival de Sitges accueillera notamment Nicolas Cage, Ed Harris, John Carpenter, Pam Grier ou Traci Lords.

09/09/2018

Deauville 2018: Thunder Road s'impose

Le 44ème Festival du Cinéma Américain de Deauville s'est achevé hier soir avec la proclamation du palmarès et la victoire logique de la comédie "Thunder Road" de et avec Jim Cummings qui repart avec le Grand Prix alors que "Night Comes On" de Jordana Spiro avec Dominique Fishback et "American Animals" de Bart Layton remportent ex-æquo le Prix du Jury. Le film "We the Animals" de Jeremiah Zagar est récompensé pour sa part par le jury révélation et Marc Turtletaub remporte le Prix du Public avec son "Puzzle".
Un festival marqué par plusieurs événements tels que la venue de l'équipe de Jacques Audiard pour le western "Les Frères Sisters", que le public attendait avec énormement d'enthousiasme, et dont les protagonistes, spécialement le comédien Joaquin Phoenix, n'ont absolument pas joué, ou très peu pour les caméras, le jeu des selfies et des autographes alors même que le festival s'était donné la peine d'aller jusqu'à inventer un prix d'honneur pour leur venue. Autre fait marquant, la présence cette année, hors compétition, de quatre metteurs en scènes français: Mélanie Laurent, Pierre Morel, Fabien Constant et Jacques Audiard, précédemment évoqué, signe que les frenchies s'exportent bien. De cette 44ème édition, on retiendra également la bonne qualité des films en compétition malgré des thématiques souvent difficiles, la faiblesse des tapis rouges  sur lesquels le cinéma français s'est fait plutôt discret à l'exception de quelques habitués, une bagarre entre vendeurs d'autographes au moment même où l'actrice Sarah Jessica Parker inaugurait une cabine de plage à son nom et la grande classe d'un Morgan Freeman, tout sourire, honoré pour l'ensemble de son oeuvre et auteur de remerciements en français.
Une manifestation à la programmation plutôt réussie malgré des annonces finales extrêmement tardives, à peine quelques jours avant l'ouverture, mais à l'ambiance en demi-teinte, les festivaliers lambda souffrant de plus en plus d'un manque d'accessibilité à la fois aux salles, le pass festival étant relativement onéreux mais également aux acteurs, surprotégés et parfois même empêchés d'aller à la rencontre de leurs fans par les services d'ordres.
La plus grosse satisfaction de cette édition 2018 ne serait-elle pas la météo très agréable qui permit les retrouvailles entre cinéphiles et amis pour des discussions enflammées ? Chacun se fera son idée...

06/09/2018

Disparition de l'acteur américain Burt Reynolds

Le prolifique acteur américain Burt Reynolds s'est éteint aujourd'hui à l'age de 86 ans, victime d'une crise cardiaque. Fort d'une énorme filmographie, avec bon nombres de séries B, on avait pu le voir notamment dans "Delivrance" en 1972, "Cours Après Moi Shérif" en 1977 ou "Striptease" en 1996. Il avait du attendre 1998 et le film "Boogie Nights" pour obtenir son unique nomination à un Oscar. A la télévision, il avait joué dans les séries "Gunsmoke" entre 1962 et 1965 ou "Un Privé Nommé Stryker" entre 1989 et 1990. Burt Reynolds avait également fait une apparition remarquée, le temps d'un épisode, dans la série "X-Files" aux côtés de Gillian Anderson et Annabeth Gish en 2002.