23 juillet 2018

Westworld saison 2: Un grand puzzle intemporel

Après une première saison assez formidable, 2018 a vu arriver un second opus de "Westworld" censé apporter son lot de réponses à tous les thèmes laissés en suspens précédemment.  Au lieu de ça, on se rend vite compte que la saison 2 va ouvrir des portes, beaucoup de portes, de plus en plus de portes, sans réellement combler les vides existants ou du moins de façon trop vague et trop technique pour être compréhensible du plus grand nombre. Et pourtant tout avait si bien débuté, avec quelques épisodes de toutes beautés tant dans la mise en scène que dans le jeu proposé par les acteurs réguliers ainsi que des guests de qualité tels que Hiroyuki Sanada ou Rinko Kikuchi. Le problème principal réside dans la narration qui jongle entre plusieurs périodes et qui de bond en bond dans le temps devient confuse et difficilement lisible. La révélation de cette nouvelle salve d'épisode est Ed Harris, déjà présent au casting comme le grand méchant homme noir, et dont on explore ici le passé et la psychologie. Le comédien utilise une multitude de facettes de son talent pour rendre son personnage à la fois humain et vulnérable mais toujours plus impitoyable et nous surprend, jusqu' à la toute fin du dernier épisode, avec une scène post-générique, façon "Marvel", que certains trouveront grandiose et où d'autres y verront un magistral foutage de gueule scénaristique. Quoi qu'il en soit, "Westworld" intrigue, passionne et l'on veut savoir où tout cela va mener mais avec une saison 3 pas prévue au mieux avant 2020, il faudra vraiment réviser  pour avoir en tête toutes les subtilités offertes dans le final de la saison 2, de loin l'épisode le plus alambiqué de la série. Esthétiquement parfait, bien joué, mais avec un scénario véritablement trop complexe. A voir malgré tout.

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