31/05/2018

Deauville 2018: Sandrine Kiberlain présidente

Comédienne plébiscitée par des réalisateurs tels que Jacques Audiard, Stéphane Brizé, Alain Resnais, Claude Miller, André Téchiné, Benoît Jacquot, Jean-Paul Rappeneau, Nicole Garcia, Eric Rochant, Pascal Bonitzer, Pierre Salvadori ou encore Philippe Le Guay, Sandrine Kiberlain remporte le César du meilleur espoir féminin en 1996 pour En avoir (ou pas) de Laetitia Masson, avant d’être distinguée en 2014 par le César de la meilleure actrice pour son rôle dans 9 mois ferme d’Albert Dupontel. Après avoir dirigé le Jury de la Caméra d’Or du Festival de Cannes en 2017, elle présidera le Jury de la 44e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville qui se déroulera du 31 août au 9 septembre prochains.
La sélection officielle, les invités et la composition des jurys devraient être communiqués progressivement durant l'été.

19/05/2018

Cannes 2018: Un palmarès varié et cohérent

Le 71 ème Festival International du Film de Cannes s'est achevé ce soir avec la cérémonie de clôture animée par le comédien Edouard Baer et la proclamation d'un palmarès hétérogène et, une fois n'est pas coutume, assez en adéquation avec les festivaliers. Commençons par l'exception qui confirme la règle et la présence au tableau d'honneur du "Livre d'images" de Jean-Luc Godard distingué d'une Palme d'or spéciale, une façon de récompensé le cinéaste sans l'inclure véritablement dans le palmarès, et pour cause, son film aux allures de purge expérimentale avait été accueilli avec perplexité sur la Croisette. A l'inverse, "Cold War" de Pawel Pawlikowski, qui faisait figure de favori pour la récompense suprême, doit se contenter du prix de la mise en scène. Le très remarqué "Girl", déjà lauréat de la "Queer Palm" et d'un prix d'interprétation dans la catégorie "Un Certain Regard", remporte la "Caméra d'or" qui distingue le meilleur premier film toutes sélections confondues. La fable "Heureux comme Lazzaro" d'Alice Rohrwacher et "3 Visages" de Jafar Panahi se partagent le prix du scénario alors que fort logiquement la kazakhe Samal Esljamova et l'italien Marcello Fonte repartent avec les prix d'interprétations respectivement pour "Ayka" et "Dogman". La réalisatrice libanaise Nadine Labaki reçoit le prix du jury pour son bouleversant "Capharnaüm"qui avait fait l'unanimité lors de sa projection jeudi dernier. "Black Klansman" de Spike Lee est honoré du Grand Prix alors qu ela Palme d'or revient à un habitué, le sud-coréen Hirokazu Kore-Eda pour son long-métrage "Une Affaire de Famille", bien reçu par le public mais pas forcement pressenti pour une aussi haute destinée. Au final, cette soixante et onzième édition, dont au départ 'on voyait plus les absents que les sélectionnés, s'est révélée être un bon cru, avec plusieurs très bons films sans pour autant y trouver le chef d'oeuvre absolu. La présence hors-compétition de "Solo", dernier né de la franchise "Star Wars", a provoqué une véritable effervescence et le feuilleton autour du "Don Quichotte" de Terry Gilliam a alimenté une bonne partie des conversations de rues, improvisées entre deux séances. Seule la météo aura par périodes, plus ou moins longues, contrarié les festivaliers...