21 octobre 2018

John Cena bientôt pompier dans une comédie ?

Déjà très pris ces derniers temps par plusieurs tournages de films, la sortie d'un livre et quelques apparitions, de plus en plus rares, sur les rings de la WWE, John Cena serait actuellement en négociations avec les studios Paramount pour tenir le rôle principal de la comédie familiale "Playing With Fire" dans laquelle il incarnerait un pompier rencontrant son âme sœur après une intervention visant à sauver des enfants. Pour l'instant au stade de simple projet, "Playing With Fire" n'a ni réalisateur, ni calendrier de tournage. En attendant, Cena sera à l'affiche de "Bumblebee", le cross-over de la saga "Transformers" le 26 décembre prochain et aux côtés de Jackie Chan dans "Project X-Traction" courant 2019.

16 octobre 2018

Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais 2018: Le programme

Les 23 èmes Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais se dérouleront du 5 au 11 novembre prochains au cinéma "Les 400 Coups" de Villefranche sur Saône. Le jury, présidé cette année par le critique cinéma et journaliste Frédéric Mercier, aura la lourde tache de départager les huit films en compétition cette année. L'occasion pour le public caladois d'échanger avec des professionnels dans une ambiance conviviale.
En Compétition:
La dernière folie de Claire Darling, en présence de la réalisatrice Julie Bertuccelli.
Lune de miel...à Zgierz, en présence de la réalisatrice Elise Otzenberger.
Amanda, en présence du réalisateur Mikhaël Hers.
Chien de garde, en présence de la réalisatrice Sophie Dupuis.
Le vent tourne, en présence de la réalisatrice Bettina Oberli.
L'autre continent, en présence d'un invité encore à définir.
Sofia, suivi d'un débat à distance avec la réalisatrice Meryem Benm'Barek
L'heure de la sortie, en présence du réalisateur Sébastien Marnier

En clotûre et après la proclamation du palmarès, sera projeté en avant-première, le film "Les Chatouilles" d'Andréa Bascond et Eric Métayer, déjà passé par les festivals de Cannes et Deauville.

Plus d'informations sur le site officiel de la manifestation www.autrecinema.com


15 octobre 2018

Le Jeu: inclassable, inrésumable et simplement formidable


Quand David Fincher  a réalisé en 1997 son film "The Game", qui n'a strictement rien à voir avec celui-ci, l'une des accroches était: Que peut-on dire du jeu ? Rien, le principe étant précisément d'en découvrir le but. Une formule qui s'applique parfaitement à ce film, adapté d'un long-métrage italien, dont on ne peut rien dire mis à part son point de départ: sept amis dînent un soir et quand l'un d'entre eux propose aux autres, en guise de jeu, de lire a voix haute tous les messages arrivant sur l'ensemble des téléphones portables, la soirée bascule, mais vers quoi ?. Avec ce huit-clos très moderne, qu'on imaginerait très bien au théâtre, et avec un casting de qualité avec notamment Bérénice Bejo, Stéphane de Groodt ou Roschy Zem, Fred Cavayé propose un film qui passe par différents genres, différents styles, créant une ambiance unique et extrêmement déstabilisante pour le spectateur, qui devient un voyeur au même titre que les invités, mais pas désagréable, loin de là. C'est même la force principale du "jeu", si l'on pense savoir ce que l'on va voir,  on avance au gré des rebondissements en se demandant comment tout cela va ou peut se finir, avec une intensité qui grimpe au fur et à mesure de l'avancée du scénario et après quinze premières minutes pourtant très linéaires. Les comédiens sont tous très bons, dans des situations très différentes, formant une bande homogène à laquelle on croit et dans laquelle chacun pourra s'identifier, avec des mentions spéciales pour Grégory Gadebois et Suzanne Clément qui livrent des prestations assez formidables. Ne ressemblant véritablement à rien de sorti  récemment, "Le Jeu" pourrait être comparé à "Heureux Comme Lazzaro", autre petite perle présentée à Cannes cette année, même si le film prend une direction exactement inverse à ce dernier. Bref, "Le Jeu" sort du schéma classique et réussi à véritablement se démarquer pour proposer quelque chose qui n'est pas unique mais tout de même un peu différent. A voir sans hésiter. 

13 octobre 2018

First Man: Un petit pas pour l'homme mais un bon de géant vers les Oscars

Gros film de cette fin d'année, "First Man: Le premier homme sur la Lune" arrive dans les salles françaises mercredi prochain, à peine 15 jours après son principal concurrent dans la perspective des Oscars, l'excellent " A Star is Born". Troisième film de Damien Chazelle après les chefs d’œuvres "Whiplash" et "La La Land", "First Man" est le biopic de l'astronaute américain Neil Armstrong, premier homme à poser le pied sur la Lune, un projet donc moins personnel et pour lequel la grande question était de savoir quelle liberté créative aurait Chazelle. Et la réponse est...totale et c'est tout son mérite, il parvient, à partir d'une histoire connue pour l'essentiel par le grand public, à captiver et immerger totalement le spectateur par sa mise en scène, audacieuse, dynamique et ultra-réaliste. Au casting, autour d'un Ryan Gosling habité par son rôle, on retrouve pléthore de bons interprètes à commencer par Claire Foy en épouse et mère modèle, Jason Clarke, Ciaran Hinds, Kyle Chandler ou Corey Stoll dans le rôle de Buzz Aldrin, l'autre héros américain de cette mission. Malgré ses presque 2H20, "First Man" ne connait pas de longueur, les scènes s’enchaînant assez bien, avec des changements de rythmes mais sans trop de temps mort. Le film biographique à cependant toujours sa limite, le public connaissant l'aboutissement, la charge émotionnelle en est réduite d'autant. Techniquement proche de la perfection, "First Man"  est une claque visuelle et auditive servie par des comédiens talentueux mais qui par son sujet rassemblera certainement moins que "A Star is Born",  chacun ayant d'importantes qualité,  il est fort vraisemblable que les autres prétendants aux Oscars devront se contenter des miettes. A voir inévitablement. 

11 octobre 2018

Dave Bautista en passe de rejoindre l’île Fantastique

L'acteur et catcheur américain Dave Bautista serait en négociations pour rejoindre le casting de l'adaptation cinéma de la série culte des années 70/80, "L'Île Fantastique" qui sera réalisée par Jeff Wadlow. Intitulée "Fantasy Island" en VO, on y suivait  Mr Roarke et de son fidèle Tattoo sur une île paradisiaque au milieu de l'océan Pacifique où tous les rêves des visiteurs devenaient réalité. Michael Pena, déjà attaché au projet, reprendra le rôle de  Mr Roarke tenu à l'origine par Ricardo Montalban. Pour sa part, si son engagement se confirme, Dave Bautista devrait incarner l'un des anciens visiteurs de retour sur l'île contre son gré. 

10 octobre 2018

Dominic West honoré par Canneseries lors du Mipcom

L'acteur britannique Dominic West recevra le 15 octobre prochain, lors du Mipcom, un trophée d'honneur CanneSeries qui lui sera remis par David Lisnard, le maire de Cannes. Comédien aussi bien à l'aise au cinéma qu'à la télévision, Dominic West a notamment joué dans les films "Chicago" en 2002, "300" en 2006 ou "The Square", Palme d'or du Festival de Cannes en 2017. Sur petit écran, on a pu le voir dans les très bonnes séries "The Wire" et "The Affair". Il sera prochainement à l'affiche de la mini-série "Les Misérables" dans laquelle il tient le rôle de Jean Valjean.

08 octobre 2018

Venom: Spectaculaire, très drôle et... Tom Hardy

Attendu depuis pas mal de temps, "Venom" arrive enfin en salles avec des critiques outre-atlantique un peu contradictoires. On aime ou on déteste. Si ce personnage "Marvel" issu de l'univers "Spider-man" est bel et bien un vilain, ce film développe son origine symbiotique et explore son évolution après sa fusion avec des êtres humains pour former une entité à part, à double conscience pris entre le bien et le mal. Très bien construit, le scénario suit dans un premier temps Carlton Drake, industriel mégalo qui cherche  à coloniser l'espace, avant que ce dernier ne devienne une cible pour le journaliste d'investigation Eddie Brock. Les deux personnages se livrent alors un face à face typique des films de super-héros jusqu'à ce que Venom n'apparaisse sous sa forme finale pour déconstruire les synopsis habituels estampillés "Marvel". C'est rythmé, très drôle, le réalisateur Ruben Fleischer n’hésitant pas à placer son (anti)héros dans des postures comiques sans pour autant le tourner en ridicule, et très spectaculaire, d'autant en plus en 3D. Tom Hardy est comme un poisson dans l'eau et se révèle, une fois de plus, extrêmement charismatique sans en faire des caisses bien entouré de Riz Ahmed et Michelle Williams.  Qu'on ait lu ou pas les comics changera certainement le jugement que l'on ce fait de ce long-métrage, étant dans la deuxième catégorie je l'ais apprécié comme on apprécie un "Marvel" avec enthousiasme et gourmandise ayant bien à l'esprit qu'il ne s'agissait là que de divertissement. Comme pour "The Predator", il y a fort à penser que certains seront rebutés par le second degré omniprésent dans ce blockbuster pourtant très réussi. A voir évidemment. 

07 octobre 2018

Disparition du comédien Scott Wilson

L'acteur américain Scott Wilson s'est éteint hier à l'age de 76 ans des suites d'une leucémie. Principalement connu pour avoir incarné Hershel Greene dans la série "The Walking Dead", il était d'ailleurs prévu qu'il fasse une apparition dans la saison 9, cinq ans après la mort de son personnage. Au cinéma, on avait pu le voir dans une pléiade de bons films comme "Dans la Chaleur de la Nuit" en 1967, "Gatsby le Magnifique" en 1974, 'L'Etoffe des Héros" en 1983 ou "Le Dernier Samouraï" en 2003.  Scott Wilson avait également été nommé au Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle en 1981 pour sa prestation dans "The Ninth Configuration".

06 octobre 2018

Halloween: Un film maîtrisé mais (beaucoup) trop formaté

Jamie Lee Curtis revient 40 ans après dans le film qui fit d'elle une star pour affronter à nouveau le tueur légendaire qu'est devenu Michael Myers au fil des années. Gage de qualité annoncé, la présence comme producteur, compositeur et consultant de John Carpenter le réalisateur original du premier volet de la saga, lui-même légende du film de genre. On pouvait donc attendre beaucoup de ce onzième (oui onzième !) "Halloween" qui cependant est une suite qui ne tient compte que du premier film. Et si ce long-métrage est plutôt rythmé, très bien mis en scène, avec une belle gestion des arrières-plans, et bien interprété, il tombe rapidement dans une espèce de monotonie propre au cinéma d'horreur, ne décollant pas vraiment et pire, ne faisant pas décoller le spectateur de son siège. Tout est relativement convenu, les rebondissements sont prévisibles et par moments on n'ais pas loin de basculer dans le slasher movie, seule la (très) longue scène finale se démarque réellement. Probablement soucieux de plaire à un large public et surtout à une nouvelle génération friande de ce style de films, ce projet piloté par David Gordon Green a donc succombé au formatage commercial comme bon nombre d'autres avant lui. Au casting, aux côtés de Jamie Lee Curtis, on retrouve la désormais indispensable Judy Greer, qui n'en finit plus de tourner, Toby Huss ou Will Patton dans un second rôle comme il les affectionne ainsi que quelques jeunes comédiens qui savent se faire trucider avec une certaine élégance. Si "Halloween" ne satisfera certainement pas pleinement les fans de la première heure, il faut mettre à son crédit qu'il entretient avec succès l'esprit de l'oeuvre de Carpenter, sur le mal, la terreur par le silence et l'absence de justifications. Un bon petit film, oui, mais très en dessous de ce qu'il aurait pu et aurait du être avec moins d'esthétisme et une construction plus anarchique et moins propre. Définitivement pas assez chaotique.

04 octobre 2018

The Predator: La série B la plus jubilatoire de l'année


Plus de 30 ans après le premier volet, "The Predator" revient en salles avec un film réalisé par Shane Black, qui tenait un petit rôle  dans le film original, et un ton résolument différent qui risque d'irriter au plus haut point les fans purs et durs de la franchise mais qui séduira peut-être plus facilement les novices. En effet, avec cette version 2018, le réalisateur nous propose un film bourré d'humour, et de scènes, qui frôlent parfois le pastiche et qui sentent bon les années 80, délaissant l'angoisse et le suspense pour se concentrer sur l'action. Sur le fond, le principe reste le même, un Predator s'écrase sur terre et se met en chasse d'un groupe de militaires hors-services et en route pour emménager dans une unité psychiatrique de l'armée. Et là, Shane Black charge la mule et propose des personnages excessifs, décalés et haut en couleurs qui vont provoquer tous les ressorts comiques de l'histoire et fatalement la dénaturer un peu. Qu'importe, aussi étrange que cela soit, cela fonctionne et les rires s’enchaînent dans la salle à la vision de scènes que ne renierait pas Machete. L'intrigue tient plutôt bien la route malgré tout et quand on sait que Black a délibérément  choisi d'introduire une grosse dose d'humour, on se dit qu'à scénario identique mais sans drôlerie, on aurait pu voir un grand film de science-fiction. Au casting, autour de Boyd Holbrook, que l'on a pu voir dans l'excellent "Logan", on retrouve une foule de comédiens, souvent stars de séries comme Olivia Munn (The Newsroom), Sterling K. Brown (This is Us), Alfie Allen (Game of Thrones) ou Yvonne Strahovski (The Handmaid's Tale) avec des mentions spéciales pour le jeune Jacob Tremblay et pour un étonnant Thomas Jane, (bien, bien, bien ...) loin de son rôle de "Punisher". (Non, mais vraiment vraiment loin...). "The Predator" fait évidemment de nombreuses références à l'oeuvre de John McTiernan que ce soit dans les dialogues ou les situations et le thème musical culte d'Alan Silvestri fait lui aussi son comeback. 
Au final, "The Predator" est très dur à juger, en tant que série B d'action c'est un petit bijou mais pris plus posément et  sérieusement , le film semble se diriger tout droit vers les Razzie Awards. Ce qui n’empêche pas de véritablement souhaiter une suite à ce film qui s'achève de façon assez surprenante voire même déroutante et qui, là encore, s'affranchit de toutes les règles du genre. A voir de préférence en groupe mais à voir à coup sur. 

03 octobre 2018

A Star is Born: Un très bon film à défaut d'être un très grand film

Il y a des films que l'on attend plus que d'autres et que l'on a envie d'aimer avant même de les avoir vu et ce "A Star is Born" faisait partie de ceux là, d'autant plus après son passage remarqué à la Mostra de Venise il y a quelques semaines. Il faut dire que les attentes étaient énormes et que tout semblait réuni pour voir arriver un nouveau chef d'oeuvre du septième art or si le film est objectivement très bon, il manque toutefois un petit quelque chose au niveau émotionnel pour que ce projet atteigne les sommets du genre. Commençons par les points forts et forcément arrive en premier Lady Gaga, qui marque le film de son empreinte avec une interprétation assez formidable pour la néo-actrice qu'elle est, Bradley Cooper étant pour sa part très convaincant avec un personnage à total contre-emploi. De nombreux seconds rôles valent le coup d’œil  et notamment le trop rare Sam Elliott, finalement assez peu présent à l'écran mais dont les éphémères scènes apportent un peu d'intensité et de force. Si l'interprétation est impeccable, la réalisation est assez irréprochable également, Cooper restant dans un style assez classique, s'offrant à l’occasion quelques plans immersifs plutôt bien sentis. Les chansons, élément essentiel du film, sont elles aussi à la hauteur et permettent à Lady Gaga de faire des démonstrations vocales qui forcent le respect. Reste sans doute le point faible du film, son scénario, au découpage sans surprise, qui semble, assez rapidement, mener vers une fin inexorable . Il en résulte un film  techniquement de très bonne qualité mais qui ne prend jamais aux tripes, c'est beau, c'est bien joué, bien filmé mais malheureusement cela laisse assez froid, du moins c'est comme ça que je l'ais ressenti. Comme on le lis un peu partout, Lady Gaga se positionne comme une très sérieuse prétendante dans la course à l'Oscar de la meilleure actrice mais il semble toutefois improbable que "A Star is Born" aille décrocher la récompense ultime et l'Oscar du meilleur film. Sans doute l'un des meilleurs films de l'année et paradoxalement pas encore suffisamment.

29 septembre 2018

L'Ombre d'Emily: Un étonnant thriller déguisé en comédie

Arrivée cette semaine en salles du film "L'Ombre d'Emily" un thriller réalisé par Paul Feig, pas vraiment spécialiste du genre, et porté par les comédiennes Blake Lively et Anna Kendrick. Ce long-métrage met en scène Stéphanie, une mère de famille serviable et dynamique, qui élève seule son fils depuis le décès accidentel de son mari, et Emily, working girl froide et narcissique, elle-aussi mère d'un petit garçon avec Sean, son mari, un écrivain en manque d'inspiration reconverti  professeur de lettres. Malgré le fait que tout les oppose, elles vont devenir amies, très amies mêmes jusqu'au jour où Emily disparaît mystérieusement sans laisser de trace. Stéphanie va se mettre dès lors  à tout faire pour la retrouver, découvrant peu à peu qu' Emily n'était pas celle qu'elle croyait. Si le synopsis de départ est quelque peu classique, l'originalité de ce film réside dans le traitement et la mise en scène qui cassent les codes du thriller pour reprendre ceux de la comédie, un postulat un peu déstabilisant au départ auquel  on se fait plutôt bien en avançant dans l'intrigue. Ainsi la musique est omniprésente, et le choix du réalisateur s'est porté vers des titres français des années 60-70, de Gainsbourg, Hardy ou Dutronc, donnant à son film un côté désuet qui colle à merveille au personnage de la si sage et si douce Stéphanie. De même certaines scènes superflues de comique de situation viennent interrompre la narration, faisant redescendre une tension qui n'a, malheureusement, jamais le temps de monter très haut, c'est sans doute le seul bémol du film. Autour du duo star, on retrouve dans des seconds rôles les comédiennes Jean Smart et Linda Cardellini et les inconditionnels de "X-Files" reconnaîtront dans l'une des toutes dernières scènes Chris Owens alias Jeffrey Spender, le demi-frère de Mulder dans la série culte de Chris Carter. "L'Ombre d'Emily" est donc un film plaisant, au scénario pourtant assez noir avec l’évocation de sujets graves, mais qui sont absorbés voir même occultés par l'aspect comique voulu par Paul Feig. Le spectateur est tenu en haleine jusqu'à la fin, les rebondissements se succédant les uns aux autres, avec jusqu'en dernière minutes cette oscillation entre drame et comédie, un peu comme si "Gone Girl" rencontrait "No Pain No Gain". "L'Ombre d'Emily" s'adresse vraisemblablement  à un public plutôt jeune et pas trop conservateur qui adorera ce mélange des genres, certains fans de thriller pur resteront peut-être plus sur leur faim. En tous cas, Feig propose ici une belle figure de style tout en équilibre, ce qui n'est pas si courant au cinéma actuellement. A voir.

24 septembre 2018

FEFFS 2018: Le bilan de Gregory Wallerich

Après 10 jours de festival, le rideau est tombé sur la onzième édition du festival du film fantastique de Strasbourg. Un opus marqué par le retour de la Zombie Walk et par la projection du film culte "L'Exorciste" dans une église. La sélection de qualité et la création d'une nouvelle section consacrée aux longs-métrages d'animation ont enrichi l'offre de films. Le réalisateur des "Blue Brothers" et du "Loup-Garou de Londres", John Landis, a été distingué et a honoré de sa présence la séance drive-in des "Blues Brothers". La désormais traditionnelle Grüselnacht au musée alsacien a elle aussi connu un grand succès. Vivement la douzième édition de ce festival grandement sympathique et bien ancré maintenant dans le paysage des festivals français consacré au cinéma de genre.

Le Palmarès 2018:
Octopus d'or: Cutterhead de Rasmus Kloster Bro
Melies d'argent: The House That Jack Built de Lars Von Trier
Mention Spéciale du Jury: Prospect de Zeek Earl et Chris Caldwell
Prix du Public: Cutterhead de Rasmus Kloster Bro

20 septembre 2018

Rey Mysterio signe pour 2 ans à la WWE

Après des mois et des mois de spéculations, cela serait maintenant en passe d'être officialisé: Selon le très sérieux "PWInsider", Rey Mysterio Jr est de retour à la WWE ! 
Le natif de San Diego, âgé aujourd'hui de 43 ans, s'est engagé pour deux ans avec une possibilité de départ au bout de 18 mois. Les détails de son contrat n'ont pas encore filtré mais il pourrait bénéficier d'horaires aménagés comme c'est déjà le cas pour plusieurs top stars. Les équipes créatives de la WWE travailleraient donc d'arrache pied pour préparer son arrivée dans le roster qui devrait intervenir assez rapidement et pourquoi pas dès le 6 octobre à l'occasion du "Super Show Down" à Melbourne en Australie.

18 septembre 2018

Emmys 2018: Game of Thrones et Mrs Maisel triomphent


Au cours d'une soirée marquée par la demande en mariage du réalisateur Glenn Weiss à sa compagne, en pleine remise de prix, le palmarès 2018 des Emmys s'est révélé être particulièrement varié et relativement surprenant. Ainsi "This is Us", "Atlanta" ou "The Handmaid's Tale" sont les grands  perdants de cette édition alors "The Marvelous Mrs Maisel" et "Game of Thrones" triomphent.


Meilleure série dramatique:
The Americans
Game of Thrones
Westworld
The Crown
The Handmaid's Tale
Stranger Things
This is Us

Meilleure série comique:
Atlanta
Barry
Black-ish
Curb Your Enthusiasm
GLOW
The Marvelous Mrs Maisel
Silicon Valley
Unbreakable Kimmy Schmidt

Meilleure actrice dans une série dramatique:
Claire Foy (The Crown)
Tatiana Maslany (Orphan Black)
Elisabeth Moss (The Handmaid's Tale)
Sandra Oh (Killing Eve)
Keri Russell (The Americans)
Evan Rachel Wood (Westword)

Meilleure actrice dans une série comique:
Pamela Adlon (Better Things)
Rachel Brosnahan (The Marvelous Mrs Maisel)
Allison Janney (Mom)
Issa Rae (Insecure)
Tracee Ellis Ross (Black-ish)
Lily Tomlin (Grace and Frankie)

Meilleur acteur dans une série dramatique:
Jason Bateman (Ozark)
Sterling K. Brown (This is Us)
Ed Harris (Westworld)
Jeffrey Wright (Westworld)
Milo Ventimiglia (This is Us)
Matthew Rhys (The Americans)

Meilleur acteur dans une série comique:
Anthony Anderson (Black-ish)
Ted Danson (The Good Place)
Larry David (Curb Your Enthusiasm)
Donald Glover (Atlanta)
Bill Hader (Barry)
William H. Macy (Shameless)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série dramatique:
Alexis Bledel (The Handmaid's Tale)
Millie Bobby Brown (Stranger Things)
Ann Dowd (The Handmaid's Tale)
Lena Headey (Game of Thrones)
Vanessa Kirby (The Crown)
Thandie Newton (Westworld)
Yvonne Strahovsky (The Handmaid's Tale)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série comique:
Kate McKinnon (Saturday Night Live)
Laurie Metcalf (Roseanne)
Megan Mullaly (Will & Grace)
Leslie Jones (Saturday Night Live)
Betty Gilpin (GLOW)
Aidy Bryant (Saturday Night Live)
Alex Borstein (The Marvelous Mrs Maisel)
Zazie Beetz (Atlanta)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une série dramatique:
Nikolaj Coster-Waldau (Game of Thrones)
Peter Dinklage (Game of Thrones)
Joseph Fiennes (The Handmaid's Tale)
David Harbour (Stranger Things)
Mandy Patinkin (Homeland)
Matt Smith (The Crown)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une série comique:
Louie Anderson (Baskets)
Alec Baldwin (Saturday Night Live)
Tituss Burgess (Unbreakable Kimmy Schmidt)
Brian Tyree Henry (Atlanta)
Tony Shalhoub (The Marvelos Mrs Maisel)
Kenan Thompson (Saturday Night Live)
Henry Winkler (Barry)

Meilleure mini-série:
The Alienist
Genius: Picasso
Godless
Patrick Melrose
The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story

Meilleur téléfilm:
Fahrenheit 451
Flint
Paterno
The Tale
Black Mirror: USS Callister

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm:
Jessica Biel (The Sinner)
Laura Dern (The Tale)
Michelle Dockery (Godless)
Edie Falco (Law & Order True Crime: The Menendez Murders)
Regina King (Seven Seconds)
Sarah Paulson (American Horror Story: Cult)

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm:
Antonio Banderas (Genius: Picasso)
Darren Criss (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Benedict Cumberbatch (Patrick Melrose)
Jeff Daniels (The Looming Tower)
John Legend (Jesus Christ Superstar Live in Concert)
Jesse Plemons (Black Mirror; USS Callister)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une mini-série ou un téléfilm:
Sara Bareilles (Jesus Christ Superstar Live in Concert)
Penelope Cruz (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Judith Light (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Adina Porter (American Horror Story: Cult)
Merrott Wever (Godless)
Letitia Wright (Black Mirror: Black Museum)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une mini-série ou un téléfilm:
Jeff Daniels (Godless)
Brandon Victor Dixon (Jesus Christ Live in Concert)
John Leguizamo (Waco)
Ricky Martin (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Edgar Ramirez (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Michael Stulhbarg (The Looming Tower)
Finn Wittrock (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)

15 septembre 2018

Disparition de l'acteur canadien Peter Donat

L'acteur canadien Peter Donat s'est éteint lundi dernier à l'age de 90 ans des suites des complications du diabète. Au cours de sa longue carrière entamée en 1953, on avait pu le voir dans de nombreux longs-métrages comme "Le Parrain: 2ème Partie" en 1974, "Mirrors" en 1978 ou "Red Corner" en 1997. Peter Donat avait également donné la réplique à Michael Douglas à deux reprises, dans "La Guerre des Roses" en 1989 et "The Game" en 1997. Son rôle le plus célèbre restera celui de William Mulder, père de l'Agent Fox Mulder dans la série culte "X-Files", qui n'apparaît pourtant que dans six épisodes mais qui est omniprésent dans la narration. La dernière apparition à l'écran de Peter Donat remontait à 2003 et un épisode de la série "Arabesque".

Photo de Famille: Une comédie universelle douce-amère

Quelques jours après sa présentation à Angoulême, la comédie dramatique "Photo de Famille" de Cecilia Rouaud arrivait dans les salles la semaine dernière, avec une relative discrétion malgré un casting de très bonne qualité. Il s'agit donc comme, son titre l'indique, d'une histoire familiale, l'une de ces familles décomposées et recomposées aux multiples antagonismes,  sans toutefois trop de gravité, ici pas de portes qui claquent ou d’engueulades chorales, seulement des divergences et des points de vues contraires notamment sur un sujet en particulier: Que doit-on faire de la grand-mère de 87 ans, récemment veuve et qui n'a plus toute sa tête ? La mettre en maison de retraite ou l’héberger à tour de rôle pour lui assurer une meilleure qualité de vie ? A partir de cette situation dans laquelle chacun peut se reconnaître, la réalisatrice propose un film tantôt drôle, tantôt touchant qui doit beaucoup à la finesse de ses interprètes. Plutôt axée sur les trois petits-enfants incarnés par Vanessa Paradis, Camille Cottin et Pierre Deladonchamps, l'histoire dévoile les petits problèmes et les grosses névroses de chacun ainsi que la communication difficile au sein de cette tribu où tout le monde s'aime mais peine à l'exprimer. Intelligemment Cecilia Rouaud emploie ses acteurs dans ce qu'ils savent faire de mieux, Jean-Pierre Bacri, qui interprète le père, est ronchon, Camille Cottin à, comme dans "Dix pour Cent", une très forte personnalité, Vanessa Paradis est charmante et Pierre Deladonchamps est le gentil garçon en pleine introspection, effacé et peu loquace. Rien donc de révolutionnaire dans le jeu mais chacun tient son rôle à la perfection. La mise en scène est assez classique, offrant quelques belles scènes en extérieur ainsi q'une fin réussie, là encore pas de révolution mais de la maîtrise. Il en résulte un film agréable ou le positif l'emporte sur les sujets plus grave et dans lequel tout le monde pourra s'identifier au moins partiellement. Plaisant.

14 septembre 2018

Peppermint: Une bonne série B malgré un scénario baclé

Quelques jours après sa présentation à Deauville en présence de son réalisateur, le très sympa Pierre Morel, "Peppermint" arrive en salles avec la promesse de voir un film d'action, porté par une femme, sur un thème largement exploité au cinéma: La vengeance.
Ainsi, on suit Riley North, une mère de famille dont la vie bascule lorsque sa fille et son mari sont abattus en pleine rue par un cartel de la drogue. Alors qu'elle n'obtient pas justice par les voies légales, elle disparaît puis réapparaît cinq ans plus tard, surentraînée et bien décidée à éliminer toutes les personnes liées de prêt ou de loin à ce double assassinat. Et on ne perd pas de temps, puisque le film démarre sur un rythme haletant qu'il parviendra à conserver jusqu'à la fin, ce qui n'est pas forcement un avantage dans ce cas, ce train d'enfer ne laissant que très peu de place aux scènes de fonds. Jennifer Garner est comme un poisson dans l'eau avec ce rôle très physique qui lui va à merveille et qui a du lui rappeler son heure de gloire et l'époque où elle incarnait Sydney Bristow dans le feuilleton "Alias". Autour d'elle, des seconds rôles qui ne distinguent pas vraiment, le boulot est fait mais il manque dans la distribution un acteur charismatique capable d'être l'alter-ego de Garner. Gros point fort du film, la réalisation très maîtrisé de Pierre Morel qui comme à son habitude offre de belles scènes d'actions, souvent invraisemblables mais bien cadrées et très agréables pour le spectateur. Gros point faible du film, le scénario qui tombe à chaque instant dans l’absence d'explications, le manque de soins des détails et la facilité jusqu'à l'ultime scène. Si dans le film-référence de Morel, "Taken", on se laisse convaincre par un homme seul qui vient à bout de toute une mafia, on nous prépare au préalable en nous informant que c'est un ancien super agent de la C.I.A. Ici,  Garner n'est qu'une mère de famille qui se prépare et s'entraîne, certes, mais on a bien du mal à croire qu'elle puisse acquérir aussi vite la maîtrise totale des armes, des explosifs et du combat  au corps à corps  d'autant qu'elle affronte des tueurs sans pitié. Toutefois, si l'on est pas trop regardant, "Peppermint"  reste un bon thriller, dark, vif et nerveux, qui pourrait, en cas de succès au box-office, devenir pourquoi pas une nouvelle franchise. 

13 septembre 2018

Ces biopics sur le monde du catch qui peinent à voir le jour

4... c'est le nombre de films biographies actuellement en chantier sur des personnalités du monde de la lutte professionnelle. Alors que le biopic est un genre  qui se porte bien, l'imagination des scénaristes n'étant plus ce qu'elle était, les films de ce genre consacrés à des catcheurs peinent à aboutir à une sortie en salles. Le plus ancien projet en cours et lancé en 2011 est "Crossface" consacré au sulfureux Chris Benoit, génie du ring qui mit fin à ses jours en 2007 après avoir vraisemblablement tué sa femme et son fils. Après plusieurs changements de réalisateurs, c'est aujourd'hui Lexi Alexander (Hooligans) qui doit le diriger mais rien n'avance, de nombreux protagonistes faisant tout pour retarder voir même faire annuler ce long-métrage qui pourrait révéler bon nombre de pratiques pas très reluisantes de l'industrie du catch des années 90/2000. Autre chantier en cours, le "Pandemonium" de Glenn Ficarra et John Requa (Crazy, Stupid, Love.) qui doit raconter la vie de Vince McMahon, le puissant patron de la WWE, et véritable précurseur du divertissement sportif moderne. Si le film est bel et bien sur les rails, c'est à la fois au  niveau du scénario et du casting que cela pêche à tel point qu'aucun planning ne semble clairement défini. Troisième chantier, le plus abouti, "Fighting With My Family",  basé sur la vie de Paige, employée elle-aussi de la WWE et issue d'une célèbre famille de catcheurs britanniques. Produit par Dwayne Johnson, qui doit également y faire un caméo, et réalisé par Stephen Merchant avec au générique Florence Pugh, Vince Vaughn et Lena Headey, le film, qui ne devrait pas irriter grand monde, est tourné et monté et devait même sortir cet automne avant finalement d'être décalé à mars 2019, une période moins concurrentielle dans les salles de cinéma. Reste un dernier film  récemment annoncé et intitulé "Ring King" qui sera consacré à Rocky Johnson, père de Dwayne, qui connu son heure de gloire dans les années 70/80 et qui fut également le partenaire d'entrainement des boxeurs légendaires Mohamed Ali et George Foreman. Si on y ajoute le documentaire diffusé en avril dernier sur "HBO", sur le lutteur français André le Géant, on constate que le catch à la côte en ce moment, toutefois les longs-métrages se concrétisent quand ils sont lisses et quand ils ne viennent pas contrarier les poids lourds de l'industrie inquiets à l'idée de voir leur image écornée. Comme dans d'autres domaines, le catch à ses lobbies...

11 septembre 2018

Sitges 2018: Suspiria en ouverture

Le film "Suspiria", remake du classique de 1977 de Dario Argento, ouvrira la 51ème édition du Festival International du Film de Sitges le 4 octobre prochain en présence de son réalisateur Luca Guadagnino et de la comédienne Tilda Swinton qui recevra par la même occasion un prix d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Présenté la semaine dernière à la Mostra de Venise, "Suspiria" en est reparti avec le prix de la meilleure chanson originale, le titre "A Suspirium", écrit et composé par Thom Yorke, le leader du groupe Radiohead. "Suspiria" arrivera dans les salles françaises le 14 novembre, quelques jours après sa sortie aux Etats-Unis. Pour cette édition 2018, le festival de Sitges accueillera notamment Nicolas Cage, Ed Harris, John Carpenter, Pam Grier ou Traci Lords.