17 novembre 2018

Klea Scott dans le spin-off de Pretty Little Liars

L'actrice canadienne Klea Scott va rejoindre "The Perfectionists", le spin-off de la série "Pretty Little Liars" dont la diffusion débutera l'année prochaine. Elle y incarnera Dana, nouvelle responsable de la sécurité de la Beacon Heights University. Klea Scott est actuellement à l'affiche du documentaire "Millennium After The Millennium", primé dans de nombreux festivals et qui est consacré à la série culte "Millennium", dans laquelle, il y a tout juste vingt ans, elle incarnait l'agent Emma Hollis aux côtés de Lance Henriksen, également de retour dans ce nouveau projet.

16 novembre 2018

Une saison 7 pour les Agents du SHIELD !

Souvent menacée de non-renouvellement, la série "Les Agents du SHIELD" vient d'obtenir une septième saison avant même la diffusion de la sixième qui arrivera seulement l'été prochain. Une bonne surprise pour les fans et une belle preuve de confiance de la part de "ABC" qui, comme pour la saison 6, a commandé 13 épisodes. Reste à savoir si Clark Gregg sera toujours au casting puisque un départ avait été précédemment évoqué sans pour autant être confirmé.

Marisa Tomei et Liev Schreiber dans un drame

Les comédiens Marisa Tomei et Liev Schreiber seront partenaire dans le drame "Human Capital" qui sera réalisé par Marc Meyers. Adaptation d'un roman de Stephen Amidon, le film suivra deux familles américaines, l'une d'un milieu aisé, l'autre issue des classes moyennes, dont les enfants vont entamer une relation qui conduira à un drame. En 2013, ce même livre avait été adapté en Italie par Paolo Virzisous le titre "Il Capitale Umano" et avait remporté sept prix lors de la cérémonie des Donatello Awards équivalent de nos César.

15 novembre 2018

Hugh Grant rejoint Nicole Kidman chez HBO

Le comédien britannique Hugh Grant va tenir le rôle principal masculin de la mini-série "The Undoing" aux côtés de Nicole Kidman déjà attachée à ce projet qui sera réalisé par la danoise Susanne Bier pour la chaîne "HBO". On y suivra Grace Sachs, une brillante thérapeute à qui tout semble sourire et dont la vie bascule du jour au lendemain suite à une mort violente et la disparition soudaine de son mari. Viendrons ensuite de terribles révélations qui forcerons Grace à construire une existence nouvelle pour son fils et elle. Scénarisée et coproduite par David E. Kelley, "The Undoing" sera composée de six épisodes d'environ une heure et devrait arrivée à l'antenne en 2020.

14 novembre 2018

Gina Carano avec Pedro Pascal dans The Mandalorian

Alors que l'on apprenait hier que le comédien chilien Pedro Pascal tiendrait le rôle principal de  "The Mandalorian", série "Star Wars" supervisée par Jon Favreau , c'est aujourd'hui l'ancienne combattante de MMA et actrice  Gina Carano qui le rejoint au casting. L'histoire, qui se déroulera après la saga originale et avant les nouveaux films, suivra un mystérieux guerrier solitaire à travers la galaxie. La première saison sera composée de dix épisodes réalisés par différents metteurs en scène et arrivera sur la plateforme de streaming "Disney +" à une date encore inconnue à ce jour.

Un concert hommage à Chris Cornell le 16 janvier prochain

Le 18 mai 2017 disparaissait le chanteur américain Chris Cornell, ancien membre des groupes Soundgarden, Temple of The Dog ou Audioslave et interprète  du titre "You Know My Name", extrait de la bande originale du film "Casino Royale" en 2006. Le 16 janvier 2019 à Los Angeles, un concert caritatif intitulé "I'am The Highway", avec de nombreux artistes, rendra hommage à Chris Cornell, le tout animé par Jimmy Kimmel. Si la liste des participants n'a pas encore été dévoilée, on sait notamment que Metallica, les Foo Fighters, Ryan Adams et les membres des différents groupes de Cornell seront de la partie.

12 novembre 2018

Disparition du légendaire Stan Lee

Le scénariste de légende Stan Lee, co-créateur de bon nombre de superhéros de la firme "Marvel", tels que Spider-Man, Iron Man, Hulk ou les X-Men, s'est éteint aujourd'hui à l'age de 95 ans à Los Angeles. Réputé pour sa gentillesse et sa disponibilité avec les fans lors des nombreuses conventions auxquelles il participait à travers le monde, Stan Lee avait fait des caméos dans la plupart des films "Marvel" de ces 25 dernières années, faisant pratiquement de chacune de ses apparitions un événement. A l'annonce de son décès, les hommages sont venus de toutes parts, en provenance de célébrités ou d'anonymes, célébrant celui qui restera comme l'un des derniers pionniers à la fois dans le monde des comics et du cinéma.

11 novembre 2018

The Gifted: Des X-Men lowcost qui tiennent la route

"CStar" frappait hier soir un grand coup avec la diffusion  de la première saison de la série "Marvel" événement "The Gifted". Un show dont l'action se situe chronologiquement après la disparition des "X-Men" et où l'on suit une famille ordinaire dont la vie bascule lorsque les enfants révèlent détenir d'importants pouvoir dus à la possession d'un gène mutant dans un monde ou les mutants sont au minimum pointés du doigt voir même pour certains traqués par une impitoyable agence gouvernementale. Ils vont donc devoir prendre la fuite pour rejoindre un réseau clandestin d'aide aux possesseurs de ces caractéristiques. Dès la fin du pilote, un cliffhanger vient mettre un peu plus de piment dans cette histoire qui n'en manquait pourtant pas, le tout étant assez rythmé et facile d'accès au plus grand nombre. Si le budget de "The Gifted" n'a évidemment rien a voir avec celui d'un long-métrage, les effets spéciaux sont plutôt réussis même s'il ne sont pas comparable à ceux de la franchise-mère. Au casting, on retrouve avec plaisir Amy Acker, souvent réduite à des seconds rôles dans "Angel" ou "Person of Interest" mais lumineuse dans le film "Beaucoup de Bruit Pour Rien". A ses côtés, des partenaires de choix avec entre autres Stephen Moyer Jamie Chung ou Sean Teale mais aussi Garret Dillahunt, passé par d’innombrables séries, ces vingt dernières années. "The Gifted" est donc un programme au démarrage plutôt encourageant, bien scénarisé, bien interprété, plein de promesses qui vont demander confirmation mais qui à l'image des autres produits "Marvel", devrait assez facilement trouver son public en France. 

10 novembre 2018

Sale Temps à l’hôtel El Royale: Un polar efficace aux inspirations marquées

Sortie cette semaine, avec une relative discrétion, du polar "Sale Temps à l'Hôtel El Royale" de Drew Goddard qui nous entraîne à la fin des années 60, à l'Hotel El Royale, dont l'argumentaire de vente principal est qu'il est construit à cheval sur deux états: La Californie et le Nevada. Dans une ambiance à la Agatha Christie plusieurs clients vont s'y retrouver bloqués par une tempête le temps d'une nuit à laquelle ils ne survivront pas tous. Dès les premières minutes, la chose frappante est le soin apporté aux décors, aux costumes et à la musique, presque un personnage à elle-seule, qui vont y être pour beaucoup dans le succès de ce film au démarrage rapide, dévoilant un à un les différents protagonistes mais également des éléments-clés, sous forme de chapitres, comme l'avait fait auparavant Tarantino dans "Les Huit Salopards" avec une trame qui présentera de nombreux points communs et un parti pris de monter plusieurs fois les mêmes scènes sous des angles différents pour situer tout le monde au moment de l'action. Tout est millimétré et digne des meilleurs huit clos jusqu'à l'introduction du dernier comparse, sorte d'élément perturbateur et dévastateur, fantasque et fantaisiste. Le film prendra alors un virage quittant le strict style policier pour rejoindre un genre plus noir et décalé. Au casting, on retrouve notamment le toujours charismatique Jeff Bridges, Cynthia Erivo qui sera prochainement à l'affiche des "Veuves", les omniprésents Dakota Johnson et Jon Hammun Chris Hemsworth surprenant et la révélation du film  Lewis Pullman fils de Bill qui reprend donc le flambeau familiale avec un talent indiscutable. Les 140 minutes du film passent relativement vite, les rythme étant assez constant et les rebondissements suffisamment bien placés pour nous tenir en haleine.  Si on ne peut pas dire que "Sale Temps à l'Hôtel El Royale" soit un indispensable, c'est pour le moins un très bon film doté d'un charme un peu désuet et d'une bonne intrigue, le tout servi par une distribution de qualité. On ne boude pas son plaisir.

09 novembre 2018

Ad Vitam: Une idée géniale freinée par une mise en scène suresthétisée

La création française se porte bien et à la lecture de son synopsis,  la nouvelle série "Ad Vitam" de Thomas Cailley semblait en être la parfaite illustration. Un programme de science-fiction audacieux qui nous présente un monde où grâce à la régénération, l'ensemble de l'humanité à la possibilité de toucher du doigt l'immortalité. Un univers qui serait presque idéal si de nombreuses questions sociétales et d’éthiques n'en découlaient pas, provoquant inévitablement des scissions au sein de la population. L'histoire débute alors que les corps de sept personnes suicidées sont retrouvées sur une plage. Dès les premières minutes, le potentiel colossal de cette série s'impose à nous comme une évidence, d'autant que le tout est servi par un casting cinq étoiles, à commencer par Garance Marillier, au centre de l'intrigue, et Yvan Attal en flic de 119 ans qui conduit l'enquête autour de la funeste découverte. On retrouve également, dans des rôles dont il est à ce stade difficile d'évaluer l'importance, Niels Schneider, Rod Paradot ou Ariane Labed. Le premier problème, qui n'en est pas véritablement un mais qui se pose assez vite, est la richesse du script,qui développe en détail les modes de vies et une multitude de règles du jeu de cette nouvelle civilisation qu'il faut appréhender. C'est proprement brillant mais sans doute même un peu trop pour le spectateur lambda qui va devoir s'accrocher pour apprécier toutes les subtilités de cette fiction qui s'annonce aussi comme une bonne grosse prise de tête. Ensuite vient le choix fait d'accompagner l'histoire de décors faussement modernes ornés de lumières fuchsia ou bleu flashy, façon "Blade Runner", comme si l'avenir et le progrès était inévitablement liés à la couleur. La mise en scène, dans la même veine, est très très soignée, très belle, trop belle, trop propre, au point par moment d'en gêner la narration. Reste, l'interprétation plutôt très convaincante de Garance Marillier à laquelle se confronte celle d'Yvan Attal, qui joue juste certes, mais qui n'a pas toujours l'air très à l'aise dans ce registre de science-fiction. Il en ressort un programme de qualité,  parfaitement formaté pour "ARTE" , mais dont une partie du public risque de vite se sentir exclu. Il va toutefois falloir attendre d'en avoir vu l'intégralité pour pouvoir réellement en juger.

08 novembre 2018

Camille Keaton, membre du jury du Bloody Week-End 2019

L'organisation du Festival Bloody Week-End, qui se déroulera du 31 mai au 2 juin 2019 à Audincourt (25),  a révélé aujourd'hui l'identité du premier membre de son jury court-métrage. Il s'agit de la comédienne américaine Camille Keaton vue dans bon nombre de films de genre et de série B des années 70/80 tels que "Madeleine" en 1974, "Oeil pour Oeil"  en 1978 ou "Quartier de Femmes" en 1982. Réputé pour sa proximité et sa convivialité, le Bloody Week-End, qui célèbre le cinéma fantastique, fêtera l'an prochain ses dix ans.

John Cena futur Captain America ?


Tout est parti d'un post de John Cena sur son compte Instagram interprété par certains comme un teaser. On y voyait donc la photo du bouclier de Steve Rogers alias Captain America sans aucun commentaire, au moment même où "Marvel" est en pleine recherche du successeur de Chris Evans pour être dans la peau du super-héros, ce dernier ne souhaitant désormais plus l'incarner à l'écran. Il semblerait que le catcheur-acteur ait le profil idéal pour le rôle, à la fois avec un physique taillé sur mesure, une énorme popularité à travers le monde et une expérience cinématographique, qui après quelques séries B, s’étoffe bien  avec notamment des collaborations avec Doug Liman, Renny Harlin ou Judd Apatow. Alors info ou intox ? La réponse ne devrait pas tarder à arriver...

César 2019: Kad Merad, maître de cérémonie

Le comédien Kad Merad va succéder à son homologue Manu Payet en tant que maître de cérémonie de la 44 ème soirée des César qui se tiendra le vendredi 22 février 2019. Lui-même distingué en 2007 pour sa prestation dans le drame "Je vais bien, ne t'en fais pas", Merad aura la lourde tache de présenter cette célébration du cinéma français qui s'avère parfois être d'un ennui mortel malgré le talent de ses intervenants. En attendant, Kad Merad sera à l'affiche de la comédie "Le Gendre de ma Vie" le 19 décembre prochain.

07 novembre 2018

Disparition du compositeur Francis Lai

Le compositeur français Francis Lai s'est éteint aujourd'hui à l'age de 86 ans. Complice de bon nombre de stars de la variété française comme Mireille Mathieu ou Johnny Hallyday avec qui il travailla, c'est surtout le cinéma qui lui apporte une renommée internationale. En 1966, il est l'auteur de l'inoubliable bande originale du classique "Un Homme et une Femme" et obtient dans la foulée une première nomination au Golden Globe de la meilleure musique avant de remporter en 1971, non seulement le Golden Globe mais également l'Oscar pour "Love Story" de Arthus Hiller. On lui doit également les bandes originales de films telles que "Le Passager de la Pluie" (1970), "Les Ripoux" (1984), "L'Inconnu dans la Maison" (1992) et de la plupart des longs-métrages de son ami Claude Lelouch avec qui il travaillait encore récemment sur la suite de "Un Homme et une Femme".

01 novembre 2018

Future Man: Grosse farce ou coup de génie ?

Petit OVNI en matière de série, "Future Man" suit Josh Futturman un jeune geek qui en finissant un jeu vidéo provoque l'arrivée de deux personnages qui vont se révéler être en réalité des humains venant du futur. A leur côté il va tenter de sauver le monde futur en agissant à la fois dans le passé et le présent, faisant de nombreux bonds temporels. Avec ce pitch on pourrait croire être dans un programme de science-fiction alors qu'en réalité ici tout est de l'ordre de la parodie et de la comédie même si le fil rouge science-fiction tient la route. Il faut dire que "Future Man" est une production d'Evan Goldberg et Seth Rogen ceci explique peut-être cela, l'humour omniprésent n'est pas toujours très fin ou du meilleur goût mais il est en revanche très efficace. A l'image il y a quelques années de la série "Chuck" qui parodiait les film d'espionnages, "Future Man" se moque sans modération des films de science-fiction et notamment de James Cameron dans un épisode ou le réalisateur canadien prend cher au point d'être véritablement "ChuckNorrisé". Avec un format de 28 minutes, les épisodes, assez inégaux, n'ont pas le temps d'être lassant et c'est plutôt bien vu, le ton n'étant pas vraiment adapté au 42 minutes.  Niveau casting, le trio star est composé de Josh Hutcherson, passé par la saga "Hunger Games", Eliza Coupe, vue dans "Scrubs", "Quantico" ou "Casual" et Derek Wilson, transfuge du "Preacher". A leur côtés on retrouve dans des seconds rôles Keith David, Haley Joel Osment ou Glenne Headly, disparue en juin 2017 et à qui la série rend hommage. Une deuxième saison arrivera en janvier prochain sur la plateforme "Hulu" et dans la foulée en France sur "OCS", avec comme défi de renouveler des gags parfois un peu répétitifs et conserver un public  plutôt séduit parce ce qui sera pour certains une joyeuse parodie et pour d'autres une série de science-fiction simplement traitée avec une humeur décalée.  

The Deuce: Une première saison passive, une seconde plus dynamique

Arrivée à l'antenne l'an dernier sur "HBO" aux Etats-Unis et sur "OCS" en France, "The Deuce" est une série créée par David Simon, l'homme derrière des shows à succès comme "Homicide" ou "The Wire" et le romancier  George Pelecanos. Il y est question, dans le New York des années 70 et 80, de la naissance clandestine puis de l’essor du cinéma pornographique. On y suit donc plusieurs groupes de personnages représentatifs du monde de la nuit de l'époque; barmans, prostituées, proxénètes, mafieux en tous genres ou policiers plus ou moins véreux, avec une certaine neutralité et une absence totale de jugement moral qui en font pratiquement autant un témoignage qu'une fiction. La première saison, qui e déroule en 1971, pose les bases de l'histoire, présente les protagonistes qui pour beaucoup ne se croiseront que très peu voir jamais, et prépare le terrain avant d'arriver dans le cœur du sujet dans les derniers épisodes. Si le tout est intéressant, l'intrigue est assez monocorde et manque cruellement de rythme. Un état de fait qui change dans la saison 2, qui, elle, reprend en 1976, et qui peu à peu, réunie les visages principaux, devenant véritablement passionnante. Les choses s'accélèrent et les rebondissements sont enfin de la partie, provoquant une réelle impatience de voir l'épisode suivant. Le casting  est éclectique et intègre des grands noms de cinéma comme James Franco, Maggie Gyllenhaal ou Michael Rispoli et des acteurs de télévision tels que Gary Carr, Chris Bauer, David Krumholtz ou Lawrence Gilliard Jr. De jeunes  talents complètent la distribution à l'image de Dominique Fishback, Kayla Foster ou Emily Meade pour ne citer qu'elles. Si "The Deuce" n'invente rien dans la forme et s'inspire librement d'une histoire vraie sur le fond, le soin apporté aux détails techniques, aux costumes, aux décors, à la musique et la qualité d'interprétation en font l'une des très bonnes séries dramatiques en cours de diffusion. Une ultime saison, annoncée pour l'an prochain, viendra clôturer cette série qui relate si bien une ère difficile et révolue sans jamais la condamner.

23 octobre 2018

Le Grand Bain, tellement plus qu'une comédie

Après l'excellent "Jeu" de Fred Cavayé la semaine dernière, le cinéma français nous gatte avec la sortie cette semaine du "Grand Bain" de Gilles Lellouche. Passé en mai dernier, avec succès, par le festival de Cannes et objet d'une campagne de publicité colossale voire excessive, disons tout de suite que le film est à la hauteur des espérances et on pourrait très bien, sans rougir, le comparer à d'illustres prédécesseurs dont le plus évident parait être "The Full Monty". En effet, si l'on rit beaucoup, "Le Grand Bain" peut être qualifié de social avec ses (anti ?) héros ou plutôt ses loosers magnifiques qui vivent en margent ou peinent à rentrer dans le cadre dans lequel on voudrait les mettre. Ce long-métrage, aussi poétique que burlesque, aussi décalé que touchant, c'est avant tout un casting formidable dans lequel se côtoient des personnalités qu'on aurait jamais imaginé voir travailler ensemble à l'image de Mathieu Amalric et d'un incroyable Philippe Katerine, sorte de rencontre du troisième type. Comment ne pas citer Jean-Hugues Anglade, formidable en père qui voit l'échec qu'est sa vie à travers les yeux de sa fille ou Leila Bekhti en coach autoritaire voir même un brin sadique. Benoit Poelvoorde, Guillaume Canet, Alban Ivanov ou Virginie Efira sont également utilisés avec justesse dans des exercices plus habituels et sans doute moins surprenant que leurs collègues. Niveau réalisation, Gilles Lellouche propose une mise en scène tantôt classique, tantôt pleine de fantaisie et de couleurs avec parfois même des plans de toutes beauté notamment aériens dans les scènes de compétitions aquatiques, le tout agrémenté d'une bande originale qui sent bon les années 80, décennie censée avoir bercé (trop près du mur pour Katerine) ces personnages.
"Le Grand Bain" est donc officiellement une comédie mais c'est aussi un feel good movie, un road movie et une grande invitation à passer outre le regard des autres, outres les critiques, outre les conventions et tant que possible, aller au bout de ses convictions. On en sort plus optimiste, avec l'impression, certes éphémère, que tout est possible et que oui,  un rond peut rentrer dans un carré et vice-versa, c'est le message de ce long-métrage, qui passe formidablement bien. A voir absolument et sans modération.

21 octobre 2018

John Cena bientôt pompier dans une comédie ?

Déjà très pris ces derniers temps par plusieurs tournages de films, la sortie d'un livre et quelques apparitions, de plus en plus rares, sur les rings de la WWE, John Cena serait actuellement en négociations avec les studios Paramount pour tenir le rôle principal de la comédie familiale "Playing With Fire" dans laquelle il incarnerait un pompier rencontrant son âme sœur après une intervention visant à sauver des enfants. Pour l'instant au stade de simple projet, "Playing With Fire" n'a ni réalisateur, ni calendrier de tournage. En attendant, Cena sera à l'affiche de "Bumblebee", le cross-over de la saga "Transformers" le 26 décembre prochain et aux côtés de Jackie Chan dans "Project X-Traction" courant 2019.

15 octobre 2018

Le Jeu: inclassable, inrésumable et simplement formidable


Quand David Fincher  a réalisé en 1997 son film "The Game", qui n'a strictement rien à voir avec celui-ci, l'une des accroches était: Que peut-on dire du jeu ? Rien, le principe étant précisément d'en découvrir le but. Une formule qui s'applique parfaitement à ce film, adapté d'un long-métrage italien, dont on ne peut rien dire mis à part son point de départ: sept amis dînent un soir et quand l'un d'entre eux propose aux autres, en guise de jeu, de lire a voix haute tous les messages arrivant sur l'ensemble des téléphones portables, la soirée bascule, mais vers quoi ?. Avec ce huit-clos très moderne, qu'on imaginerait très bien au théâtre, et avec un casting de qualité avec notamment Bérénice Bejo, Stéphane de Groodt ou Roschy Zem, Fred Cavayé propose un film qui passe par différents genres, différents styles, créant une ambiance unique et extrêmement déstabilisante pour le spectateur, qui devient un voyeur au même titre que les invités, mais pas désagréable, loin de là. C'est même la force principale du "jeu", si l'on pense savoir ce que l'on va voir,  on avance au gré des rebondissements en se demandant comment tout cela va ou peut se finir, avec une intensité qui grimpe au fur et à mesure de l'avancée du scénario et après quinze premières minutes pourtant très linéaires. Les comédiens sont tous très bons, dans des situations très différentes, formant une bande homogène à laquelle on croit et dans laquelle chacun pourra s'identifier, avec des mentions spéciales pour Grégory Gadebois et Suzanne Clément qui livrent des prestations assez formidables. Ne ressemblant véritablement à rien de sorti  récemment, "Le Jeu" pourrait être comparé à "Heureux Comme Lazzaro", autre petite perle présentée à Cannes cette année, même si le film prend une direction exactement inverse à ce dernier. Bref, "Le Jeu" sort du schéma classique et réussi à véritablement se démarquer pour proposer quelque chose qui n'est pas unique mais tout de même un peu différent. A voir sans hésiter. 

13 octobre 2018

First Man: Un petit pas pour l'homme mais un bon de géant vers les Oscars

Gros film de cette fin d'année, "First Man: Le premier homme sur la Lune" arrive dans les salles françaises mercredi prochain, à peine 15 jours après son principal concurrent dans la perspective des Oscars, l'excellent " A Star is Born". Troisième film de Damien Chazelle après les chefs d’œuvres "Whiplash" et "La La Land", "First Man" est le biopic de l'astronaute américain Neil Armstrong, premier homme à poser le pied sur la Lune, un projet donc moins personnel et pour lequel la grande question était de savoir quelle liberté créative aurait Chazelle. Et la réponse est...totale et c'est tout son mérite, il parvient, à partir d'une histoire connue pour l'essentiel par le grand public, à captiver et immerger totalement le spectateur par sa mise en scène, audacieuse, dynamique et ultra-réaliste. Au casting, autour d'un Ryan Gosling habité par son rôle, on retrouve pléthore de bons interprètes à commencer par Claire Foy en épouse et mère modèle, Jason Clarke, Ciaran Hinds, Kyle Chandler ou Corey Stoll dans le rôle de Buzz Aldrin, l'autre héros américain de cette mission. Malgré ses presque 2H20, "First Man" ne connait pas de longueur, les scènes s’enchaînant assez bien, avec des changements de rythmes mais sans trop de temps mort. Le film biographique à cependant toujours sa limite, le public connaissant l'aboutissement, la charge émotionnelle en est réduite d'autant. Techniquement proche de la perfection, "First Man"  est une claque visuelle et auditive servie par des comédiens talentueux mais qui par son sujet rassemblera certainement moins que "A Star is Born",  chacun ayant d'importantes qualité,  il est fort vraisemblable que les autres prétendants aux Oscars devront se contenter des miettes. A voir inévitablement.