20 septembre 2018

Rey Mysterio signe pour 2 ans à la WWE

Après des mois et des mois de spéculations, cela serait maintenant en passe d'être officialisé: Selon le très sérieux "PWInsider", Rey Mysterio Jr est de retour à la WWE ! 
Le natif de San Diego, âgé aujourd'hui de 43 ans, s'est engagé pour deux ans avec une possibilité de départ au bout de 18 mois. Les détails de son contrat n'ont pas encore filtré mais il pourrait bénéficier d'horaires aménagés comme c'est déjà le cas pour plusieurs top stars. Les équipes créatives de la WWE travailleraient donc d'arrache pied pour préparer son arrivée dans le roster qui devrait intervenir assez rapidement et pourquoi pas dès le 6 octobre à l'occasion du "Super Show Down" à Melbourne en Australie.

18 septembre 2018

Emmys 2018: Game of Thrones et Mrs Maisel triomphent


Au cours d'une soirée marquée par la demande en mariage du réalisateur Glenn Weiss à sa compagne, en pleine remise de prix, le palmarès 2018 des Emmys s'est révélé être particulièrement varié et relativement surprenant. Ainsi "This is Us", "Atlanta" ou "The Handmaid's Tale" sont les grands  perdants de cette édition alors "The Marvelous Mrs Maisel" et "Game of Thrones" triomphent.


Meilleure série dramatique:
The Americans
Game of Thrones
Westworld
The Crown
The Handmaid's Tale
Stranger Things
This is Us

Meilleure série comique:
Atlanta
Barry
Black-ish
Curb Your Enthusiasm
GLOW
The Marvelous Mrs Maisel
Silicon Valley
Unbreakable Kimmy Schmidt

Meilleure actrice dans une série dramatique:
Claire Foy (The Crown)
Tatiana Maslany (Orphan Black)
Elisabeth Moss (The Handmaid's Tale)
Sandra Oh (Killing Eve)
Keri Russell (The Americans)
Evan Rachel Wood (Westword)

Meilleure actrice dans une série comique:
Pamela Adlon (Better Things)
Rachel Brosnahan (The Marvelous Mrs Maisel)
Allison Janney (Mom)
Issa Rae (Insecure)
Tracee Ellis Ross (Black-ish)
Lily Tomlin (Grace and Frankie)

Meilleur acteur dans une série dramatique:
Jason Bateman (Ozark)
Sterling K. Brown (This is Us)
Ed Harris (Westworld)
Jeffrey Wright (Westworld)
Milo Ventimiglia (This is Us)
Matthew Rhys (The Americans)

Meilleur acteur dans une série comique:
Anthony Anderson (Black-ish)
Ted Danson (The Good Place)
Larry David (Curb Your Enthusiasm)
Donald Glover (Atlanta)
Bill Hader (Barry)
William H. Macy (Shameless)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série dramatique:
Alexis Bledel (The Handmaid's Tale)
Millie Bobby Brown (Stranger Things)
Ann Dowd (The Handmaid's Tale)
Lena Headey (Game of Thrones)
Vanessa Kirby (The Crown)
Thandie Newton (Westworld)
Yvonne Strahovsky (The Handmaid's Tale)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série comique:
Kate McKinnon (Saturday Night Live)
Laurie Metcalf (Roseanne)
Megan Mullaly (Will & Grace)
Leslie Jones (Saturday Night Live)
Betty Gilpin (GLOW)
Aidy Bryant (Saturday Night Live)
Alex Borstein (The Marvelous Mrs Maisel)
Zazie Beetz (Atlanta)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une série dramatique:
Nikolaj Coster-Waldau (Game of Thrones)
Peter Dinklage (Game of Thrones)
Joseph Fiennes (The Handmaid's Tale)
David Harbour (Stranger Things)
Mandy Patinkin (Homeland)
Matt Smith (The Crown)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une série comique:
Louie Anderson (Baskets)
Alec Baldwin (Saturday Night Live)
Tituss Burgess (Unbreakable Kimmy Schmidt)
Brian Tyree Henry (Atlanta)
Tony Shalhoub (The Marvelos Mrs Maisel)
Kenan Thompson (Saturday Night Live)
Henry Winkler (Barry)

Meilleure mini-série:
The Alienist
Genius: Picasso
Godless
Patrick Melrose
The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story

Meilleur téléfilm:
Fahrenheit 451
Flint
Paterno
The Tale
Black Mirror: USS Callister

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm:
Jessica Biel (The Sinner)
Laura Dern (The Tale)
Michelle Dockery (Godless)
Edie Falco (Law & Order True Crime: The Menendez Murders)
Regina King (Seven Seconds)
Sarah Paulson (American Horror Story: Cult)

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm:
Antonio Banderas (Genius: Picasso)
Darren Criss (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Benedict Cumberbatch (Patrick Melrose)
Jeff Daniels (The Looming Tower)
John Legend (Jesus Christ Superstar Live in Concert)
Jesse Plemons (Black Mirror; USS Callister)

Meilleure actrice dans un second rôle dans une mini-série ou un téléfilm:
Sara Bareilles (Jesus Christ Superstar Live in Concert)
Penelope Cruz (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Judith Light (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Adina Porter (American Horror Story: Cult)
Merrott Wever (Godless)
Letitia Wright (Black Mirror: Black Museum)

Meilleur acteur dans un second rôle dans une mini-série ou un téléfilm:
Jeff Daniels (Godless)
Brandon Victor Dixon (Jesus Christ Live in Concert)
John Leguizamo (Waco)
Ricky Martin (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Edgar Ramirez (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)
Michael Stulhbarg (The Looming Tower)
Finn Wittrock (The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story)

15 septembre 2018

Disparition de l'acteur canadien Peter Donat

L'acteur canadien Peter Donat s'est éteint lundi dernier à l'age de 90 ans des suites des complications du diabète. Au cours de sa longue carrière entamée en 1953, on avait pu le voir dans de nombreux longs-métrages comme "Le Parrain: 2ème Partie" en 1974, "Mirrors" en 1978 ou "Red Corner" en 1997. Peter Donat avait également donné la réplique à Michael Douglas à deux reprises, dans "La Guerre des Roses" en 1989 et "The Game" en 1997. Son rôle le plus célèbre restera celui de William Mulder, père de l'Agent Fox Mulder dans la série culte "X-Files", qui n'apparaît pourtant que dans six épisodes mais qui est omniprésent dans la narration. La dernière apparition à l'écran de Peter Donat remontait à 2003 et un épisode de la série "Arabesque".

Photo de Famille: Une comédie universelle douce-amère

Quelques jours après sa présentation à Angoulême, la comédie dramatique "Photo de Famille" de Cecilia Rouaud arrivait dans les salles la semaine dernière, avec une relative discrétion malgré un casting de très bonne qualité. Il s'agit donc comme, son titre l'indique, d'une histoire familiale, l'une de ces familles décomposées et recomposées aux multiples antagonismes,  sans toutefois trop de gravité, ici pas de portes qui claquent ou d’engueulades chorales, seulement des divergences et des points de vues contraires notamment sur un sujet en particulier: Que doit-on faire de la grand-mère de 87 ans, récemment veuve et qui n'a plus toute sa tête ? La mettre en maison de retraite ou l’héberger à tour de rôle pour lui assurer une meilleure qualité de vie ? A partir de cette situation dans laquelle chacun peut se reconnaître, la réalisatrice propose un film tantôt drôle, tantôt touchant qui doit beaucoup à la finesse de ses interprètes. Plutôt axée sur les trois petits-enfants incarnés par Vanessa Paradis, Camille Cottin et Pierre Deladonchamps, l'histoire dévoile les petits problèmes et les grosses névroses de chacun ainsi que la communication difficile au sein de cette tribu où tout le monde s'aime mais peine à l'exprimer. Intelligemment Cecilia Rouaud emploie ses acteurs dans ce qu'ils savent faire de mieux, Jean-Pierre Bacri, qui interprète le père, est ronchon, Camille Cottin à, comme dans "Dix pour Cent", une très forte personnalité, Vanessa Paradis est charmante et Pierre Deladonchamps est le gentil garçon en pleine introspection, effacé et peu loquace. Rien donc de révolutionnaire dans le jeu mais chacun tient son rôle à la perfection. La mise en scène est assez classique, offrant quelques belles scènes en extérieur ainsi q'une fin réussie, là encore pas de révolution mais de la maîtrise. Il en résulte un film agréable ou le positif l'emporte sur les sujets plus grave et dans lequel tout le monde pourra s'identifier au moins partiellement. Plaisant.

14 septembre 2018

Peppermint: Une bonne série B malgré un scénario baclé

Quelques jours après sa présentation à Deauville en présence de son réalisateur, le très sympa Pierre Morel, "Peppermint" arrive en salles avec la promesse de voir un film d'action, porté par une femme, sur un thème largement exploité au cinéma: La vengeance.
Ainsi, on suit Riley North, une mère de famille dont la vie bascule lorsque sa fille et son mari sont abattus en pleine rue par un cartel de la drogue. Alors qu'elle n'obtient pas justice par les voies légales, elle disparaît puis réapparaît cinq ans plus tard, surentraînée et bien décidée à éliminer toutes les personnes liées de prêt ou de loin à ce double assassinat. Et on ne perd pas de temps, puisque le film démarre sur un rythme haletant qu'il parviendra à conserver jusqu'à la fin, ce qui n'est pas forcement un avantage dans ce cas, ce train d'enfer ne laissant que très peu de place aux scènes de fonds. Jennifer Garner est comme un poisson dans l'eau avec ce rôle très physique qui lui va à merveille et qui a du lui rappeler son heure de gloire et l'époque où elle incarnait Sydney Bristow dans le feuilleton "Alias". Autour d'elle, des seconds rôles qui ne distinguent pas vraiment, le boulot est fait mais il manque dans la distribution un acteur charismatique capable d'être l'alter-ego de Garner. Gros point fort du film, la réalisation très maîtrisé de Pierre Morel qui comme à son habitude offre de belles scènes d'actions, souvent invraisemblables mais bien cadrées et très agréables pour le spectateur. Gros point faible du film, le scénario qui tombe à chaque instant dans l’absence d'explications, le manque de soins des détails et la facilité jusqu'à l'ultime scène. Si dans le film-référence de Morel, "Taken", on se laisse convaincre par un homme seul qui vient à bout de toute une mafia, on nous prépare au préalable en nous informant que c'est un ancien super agent de la C.I.A. Ici,  Garner n'est qu'une mère de famille qui se prépare et s'entraîne, certes, mais on a bien du mal à croire qu'elle puisse acquérir aussi vite la maîtrise totale des armes, des explosifs et du combat  au corps à corps  d'autant qu'elle affronte des tueurs sans pitié. Toutefois, si l'on est pas trop regardant, "Peppermint"  reste un bon thriller, dark, vif et nerveux, qui pourrait, en cas de succès au box-office, devenir pourquoi pas une nouvelle franchise. 

13 septembre 2018

Ces biopics sur le monde du catch qui peinent à voir le jour

4... c'est le nombre de films biographies actuellement en chantier sur des personnalités du monde de la lutte professionnelle. Alors que le biopic est un genre  qui se porte bien, l'imagination des scénaristes n'étant plus ce qu'elle était, les films de ce genre consacrés à des catcheurs peinent à aboutir à une sortie en salles. Le plus ancien projet en cours et lancé en 2011 est "Crossface" consacré au sulfureux Chris Benoit, génie du ring qui mit fin à ses jours en 2007 après avoir vraisemblablement tué sa femme et son fils. Après plusieurs changements de réalisateurs, c'est aujourd'hui Lexi Alexander (Hooligans) qui doit le diriger mais rien n'avance, de nombreux protagonistes faisant tout pour retarder voir même faire annuler ce long-métrage qui pourrait révéler bon nombre de pratiques pas très reluisantes de l'industrie du catch des années 90/2000. Autre chantier en cours, le "Pandemonium" de Glenn Ficarra et John Requa (Crazy, Stupid, Love.) qui doit raconter la vie de Vince McMahon, le puissant patron de la WWE, et véritable précurseur du divertissement sportif moderne. Si le film est bel et bien sur les rails, c'est à la fois au  niveau du scénario et du casting que cela pêche à tel point qu'aucun planning ne semble clairement défini. Troisième chantier, le plus abouti, "Fighting With My Family",  basé sur la vie de Paige, employée elle-aussi de la WWE et issue d'une célèbre famille de catcheurs britanniques. Produit par Dwayne Johnson, qui doit également y faire un caméo, et réalisé par Stephen Merchant avec au générique Florence Pugh, Vince Vaughn et Lena Headey, le film, qui ne devrait pas irriter grand monde, est tourné et monté et devait même sortir cet automne avant finalement d'être décalé à mars 2019, une période moins concurrentielle dans les salles de cinéma. Reste un dernier film  récemment annoncé et intitulé "Ring King" qui sera consacré à Rocky Johnson, père de Dwayne, qui connu son heure de gloire dans les années 70/80 et qui fut également le partenaire d'entrainement des boxeurs légendaires Mohamed Ali et George Foreman. Si on y ajoute le documentaire diffusé en avril dernier sur "HBO", sur le lutteur français André le Géant, on constate que le catch à la côte en ce moment, toutefois les longs-métrages se concrétisent quand ils sont lisses et quand ils ne viennent pas contrarier les poids lourds de l'industrie inquiets à l'idée de voir leur image écornée. Comme dans d'autres domaines, le catch à ses lobbies...

11 septembre 2018

Sitges 2018: Suspiria en ouverture

Le film "Suspiria", remake du classique de 1977 de Dario Argento, ouvrira la 51ème édition du Festival International du Film de Sitges le 4 octobre prochain en présence de son réalisateur Luca Guadagnino et de la comédienne Tilda Swinton qui recevra par la même occasion un prix d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Présenté la semaine dernière à la Mostra de Venise, "Suspiria" en est reparti avec le prix de la meilleure chanson originale, le titre "A Suspirium", écrit et composé par Thom Yorke, le leader du groupe Radiohead. "Suspiria" arrivera dans les salles françaises le 14 novembre, quelques jours après sa sortie aux Etats-Unis. Pour cette édition 2018, le festival de Sitges accueillera notamment Nicolas Cage, Ed Harris, John Carpenter, Pam Grier ou Traci Lords.

09 septembre 2018

Deauville 2018: Thunder Road s'impose

Le 44ème Festival du Cinéma Américain de Deauville s'est achevé hier soir avec la proclamation du palmarès et la victoire logique de la comédie "Thunder Road" de et avec Jim Cummings qui repart avec le Grand Prix alors que "Night Comes On" de Jordana Spiro avec Dominique Fishback et "American Animals" de Bart Layton remportent ex-æquo le Prix du Jury. Le film "We the Animals" de Jeremiah Zagar est récompensé pour sa part par le jury révélation et Marc Turtletaub remporte le Prix du Public avec son "Puzzle".
Un festival marqué par plusieurs événements tels que la venue de l'équipe de Jacques Audiard pour le western "Les Frères Sisters", que le public attendait avec énormement d'enthousiasme, et dont les protagonistes, spécialement le comédien Joaquin Phoenix, n'ont absolument pas joué, ou très peu pour les caméras, le jeu des selfies et des autographes alors même que le festival s'était donné la peine d'aller jusqu'à inventer un prix d'honneur pour leur venue. Autre fait marquant, la présence cette année, hors compétition, de quatre metteurs en scènes français: Mélanie Laurent, Pierre Morel, Fabien Constant et Jacques Audiard, précédemment évoqué, signe que les frenchies s'exportent bien. De cette 44ème édition, on retiendra également la bonne qualité des films en compétition malgré des thématiques souvent difficiles, la faiblesse des tapis rouges  sur lesquels le cinéma français s'est fait plutôt discret à l'exception de quelques habitués, une bagarre entre vendeurs d'autographes au moment même où l'actrice Sarah Jessica Parker inaugurait une cabine de plage à son nom et la grande classe d'un Morgan Freeman, tout sourire, honoré pour l'ensemble de son oeuvre et auteur de remerciements en français.
Une manifestation à la programmation plutôt réussie malgré des annonces finales extrêmement tardives, à peine quelques jours avant l'ouverture, mais à l'ambiance en demi-teinte, les festivaliers lambda souffrant de plus en plus d'un manque d'accessibilité à la fois aux salles, le pass festival étant relativement onéreux mais également aux acteurs, surprotégés et parfois même empêchés d'aller à la rencontre de leurs fans par les services d'ordres.
La plus grosse satisfaction de cette édition 2018 ne serait-elle pas la météo très agréable qui permit les retrouvailles entre cinéphiles et amis pour des discussions enflammées ? Chacun se fera son idée...

06 septembre 2018

Disparition de l'acteur américain Burt Reynolds

Le prolifique acteur américain Burt Reynolds s'est éteint aujourd'hui à l'age de 86 ans, victime d'une crise cardiaque. Fort d'une énorme filmographie, avec bon nombres de séries B, on avait pu le voir notamment dans "Delivrance" en 1972, "Cours Après Moi Shérif" en 1977 ou "Striptease" en 1996. Il avait du attendre 1998 et le film "Boogie Nights" pour obtenir son unique nomination à un Oscar. A la télévision, il avait joué dans les séries "Gunsmoke" entre 1962 et 1965 ou "Un Privé Nommé Stryker" entre 1989 et 1990. Burt Reynolds avait également fait une apparition remarquée, le temps d'un épisode, dans la série "X-Files" aux côtés de Gillian Anderson et Annabeth Gish en 2002. 

28 août 2018

Kin, le commencement: Les prémices d'une grande saga

"Kin" arrive demain dans les salles avec étonnement une couverture média assez limitée qui pouvait faire craindre le pire, pour un projet pourtant très ambitieux. Difficile à pitcher, tant le scénario est riche et bien élaboré, le film se présente comme un road movie fantastique qui va mener un jeune ado ordinaire vers un destin extraordinaire et si cela fonctionne si bien c'est que sous ses apparences de science-fiction, le film est finalement assez terre à terre et est axé avant tout sur une histoire de famille dans laquelle le côté fantastique très spectaculaire est un bonus. Au casting, le jeune Myles Truitt et Jack Reynor qui incarne son frère sont accompagnés de second rôles de talent à commencer par James Franco qui brille dans la peau d'un chef de gang, froid, teigneux, sadique et un brun déjanté. On retrouve aussi Zoé Kravitz, rôle féminin principal et pourtant malgré tout secondaire dans l'intrigue ainsi que Carrie Coon qui n'arrive qu'en fin de film, deux personnages appelés à monter en puissance par la suite, car il parait inimaginable que d'autres opus ne voient pas le jour tant cela est teasé dans les dernières scènes et l'on serait d'ailleurs véritablement frustré si ce n'était pas le cas. Si les frères Baker à la réalisation n'inventent rien, la virtuosité de certaines scènes évoquera à certains des classiques comme Terminator, Predator, peut-être même le tout premier Star Wars. A voir absolument.

27 août 2018

22 Miles: Guerilla bien, guerilla le dernier

Film d'action réalisé par Peter Berg, "22 Miles" arrive ce mercredi dans les salles. A mi-chemin entre un "Mission: Impossible" et la ribambelle d'actions-movies qui sortent directement en VOD, le film suit une section clandestine de la C.I.A chargée de missions d'éliminations ou d'extractions particulièrement délicates notamment d'un point de vue diplomatique. Alors que des composants radioactives sont dans la nature, l'équipe de James Silva va devoir exfiltrer un officier de police indonésien, seule personne à savoir précisément où ils se trouvent, de l'ambassade américaine à l'avion devant le conduire aux Etats-Unis qui doit atterrir... à 22 Miles de là, CQFD. Si le pitch de départ est assez banal, "22 Miles" se révèle être un grand puzzle, qui en surprendra plus d'un grâce à un synopsis véritable atout majeur du projet. Les scènes d'actions, notamment de guérillas urbaines, se succèdent les unes au autres, plutôt bien mises en scènes sans être exceptionnelles, avec quelques entre-coupures de dialogues creux, destinés à nous convaincre du sacrifice personnel que font ces agents. Articulé autour d'un Mark Wahlberg qui en fait des caisses et joue sans aucune nuance, on retrouve également Lauren Cohan, la Maggie de "The Walking Dead", Ronda Rousey, la médaillée olympique de judo, championne de MMA et nouvelle tête de gondole de la WWE, un John Malkovich sous-utilisé et surtout le comédien indonésien Iko Uwais qui parvient à voler la vedette au casting américain. Il est clair que personne ne sortira de ce film avec un prix d'interprétation mais le scénario à lui seul mérite de se déplacer jusqu'au cinéma, d'autant que la fin, plutôt bien négociée, aurait plutôt tendance à justement nous laisser sur notre faim.  Il en reste un bon film d'action, très classique dans la forme, beaucoup moins sur le fond, pas indispensable loin de là mais tout à fait honorable.

26 août 2018

Neville enfin libéré de son contrat à la WWE

Le lutteur britannique Benjamin Satterley, plus connu sous l'identité de Neville à la WWE, va enfin pouvoir retrouver les rings après avoir obtenu sa résiliation de contrat avec la fédération de Stamford. A l'automne dernier, frustré de son utilisation par la compagnie, Neville avait décidé de rentrer en Angleterre sans donner aucune explication préalable à son employeur qui avait par conséquent geler son contrat, l’empêchant ainsi de lutter pour tout autre organisation. Il semble qu'il ne devra pas subir l'habituelle clause de non-concurrence de 90 jours et qu'il peut donc travailler dès à présent. Il devrait reprendre son ancien nom de scène: Pac.

25 août 2018

Lukas: Sans doute le meilleur rôle de JCVD

Cette semaine, Jean-Claude Van Damme revient dans les salles avec "Lukas" un étonnant polar réalisé par Julien Leclercq. JCVD y incarne le rôle-titre, celui d'un père célibataire d'une petite fille de 8 ans qu'il élève dans la clandestinité, ancien garde du corps reconverti videur de boite de nuit qui va se trouver bien malgré lui obligé d’intégrer une organisation criminelle. Si l'intrigue et le scénario ne sont pas d'une originalité folle, l'intérêt principal de ce film est l'utilisation de Jean-Claude Van Damme qui s'y révèle très bon en tant qu'acteur dramatique. Face à lui Sami Bouajila et Sveva Alviti, la Dalida de Liza Azuelos en 2014, brillent également avec des rôles ambigus. La mise en scène, très nerveuse, de scènes souvent sombres ou nocturnes, avec de nombreux plans subjectifs est plutôt bien sentie et donne du réalisme au tout.  C'est violent certes, mais une violence brouillonne et hargneuse, pas un balai de karaté chorégraphié au millimètre comme dans bon nombre de séries B  de JCVD, ce qui lui donne un aspect beaucoup plus humain et l'on croit vraiment au personnage de Lukas qui d'ailleurs fait assez vite oublier son interprète. Il en résulte un bon polar, qui parfois cède à quelques facilités scénaristiques, efficace, brutal avec une fin particulièrement inspirée. A voir pour la métamorphose de Jean-Claude Van Damme.

24 août 2018

Deauville 2018: Debra Granik puissance 3

La réalisatrice américaine Debra Granik présentera son nouveau film "Leave No Trace" dans le cadre de la compétition du Festival du Cinéma Américain de Deauville, le vendredi 7 septembre. Habituée du festival, elle y avait  amené les drames "Down To The Bone" en 2004, en compagnie de Vera Farmiga et "Winter's Bone" en 2010, reparti d'ailleurs avec le Prix spécial du jury avant d'obtenir par la suite quatre nominations aux Oscars.
Porté par un duo composé de Ben Foster et la jeune Thomasin McKenzie, le film suit un père et sa fille de 13 ans qui mènent une existence idéale dans un parc de l'Oregon jusqu'au jour où une petite erreur va irrémédiablement changer leur vie.  Passé par de nombreux festivals, dont la Quinzaine des réalisateur à Cannes en mai dernier, "Leave No Trace" sortira en France le 19 septembre prochain.

Deauville 2018: Night Comes On en compétition

Premier long-métrage de la comédienne Jordana Spiro, "Night Comes On" sera projeté en compétition au Festival du Cinéma Américain de Deauville, le mardi 4 septembre. Déjà passé et récompensé à Sundance, le film suit Angel, une jeune femme libérée d'une prison pour mineure à la veille de ses 18 ans. Hantée par son passée, elle va, en compagnie de sa petite sœur âgée de 10 ans, entreprendre un voyage qui pourrait sérieusement compromettre leur avenir.
Au casting, le rôle principal est tenu par Dominique Fishback, principalement connue pour incarner Darlene dans la série "The Deuce" qui est entourée notamment de la toute jeune Tatum Marilyn Hall qui, pour ses débuts à l'écran, interprète la sœur cadette d'Angel. La réalisatrice et ses deux actrices seront présentes à Deauville en compagnie du producteur Alvaro R. Valente pour défendre ce drame sorti aux Etats-Unis le 3 août dernier et pour l'instant pas annoncé dans nos salles de cinéma. Nul doute qu'une citation au palmarès pourrait aider à remédier à cette situation.

Condor présenté lors de Deauville Saison 9

La série d'espionnage "Condor", adaptation du film  de 1975 "Les trois Jours du Condor" de Sydney Pollack, sera présentée dans la section Deauville Saison 9 lors du Festival du Film Américain de Deauville qui se déroulera du 31 août au 9 septembre. Au casting, Max Irons succède à Robert Redford dans le rôle principal, celui de Joe Turner, un jeune analyste de la C.I.A. qui débusque un complot au sein de l'agence, et est entouré notamment de Mira Sorvino, William Hurt, Bob Balaban et Brendan Fraser. Diffusée depuis le mois de juin aux Etats-Unis sur Audience Network, "Condor" bénéficie d'excellentes critiques et une saison 2 à d'ores et déjà été commandée.  Toujours dans le cadre de Deauville Saison 9, la série western "The Son", portée par Pierce Brosnan sera également proposée au public.

23 août 2018

La Rochelle 2018: Les Rivières Pourpres en avant-première

La très attendue adaptation télévisée des "Rivières Pourpres" de Jean-Christophe Grangé, sera présentée en avant-première lors du Festival de la Fiction Tv de la Rochelle qui se déroulera du 12 au 16 septembre. Coproduction franco-allemande qui sera diffusée prochainement sur France 2, cette série est une suite aux aventures du Commissaire Pierre Niemans déjà portées à l'écran au cinéma  par Mathieu Kassovitz en 2000 et Olivier Dahan en 2004. Dans le rôle principal, Olivier Marchal succède à Jean Reno et à pour partenaire la comédienne belge Erika Sainte. Composée de huit épisodes de 52 minutes, la nouvelle intrigue policière entraînera Niemans et sa partenaire à travers la France pour élucider une série de meurtres.

Deauville 2018: Operation Finale en clotûre

Le thriller "Operation Finale " de Chris Weitz clôturera le 44ème Festival du Cinéma Américain de Deauville le 9 septembre prochain. Le réalisateur et les deux acteurs principaux Oscar Isaac et Ben Kingsley seront d'ailleurs présent pour l'occasion. Adapté d'une histoire vraie, "Opération Finale" suit la traque d'un criminel de guerre nazi par des agents secrets israéliens en 1960 en Argentine. Au casting, on retrouve également Mélanie Laurent, Peter Strauss ou Greta Scacchi. Le film arrivera dans les salles françaises le 30 novembre.

22 août 2018

Les Vieux Fourneaux: Une comédie à la fois déjantée et touchante

Adaptation de la bande dessinée du même nom, la comédie "Les Vieux Fourneaux" arrive en salles cette semaine, forte d'un casting de qualité. L'histoire suit trois amis retraités dont l'un vient de perdre sa femme et qui dans la foulée découvre que cette dernière a entretenu autrefois une liaison avec son ancien patron. Décidé à régler ses comptes, il part, suivi de ses acolytes et de sa petite-fille, dans une course à la vérité et aux souvenirs entre dérision et mélancolie. Porté par le trio Roland Giraud, Eddy Mitchell et Pierre Richard, ce film aux allures de road movie bénéficie d'un scénario solide et de dialogues assez succulents qui font mouche presque à chaque fois. Les comédiens semblent beaucoup s'amuser à l'image d'un Pierre Richard des grands jours, excessif et survitaminé  dans la peau d"un syndicaliste anti-mondialiste délicieusement caricatural. A côté de cette joyeuse triplette, on retrouve également Alice Pol, qui ne s'en laisse pas compter, Henri Guybet et Myriam Boyer. On rit beaucoup comme la bande-annonce nous le promettait mais derrière cette façade comique se cache également une vraie réflexion sur le temps qui passe, les regrets et les remords. La mise en scène particulièrement inspirée de Christophe Duthuron offre quelques surprises dont je ne dirais rien ici pour vous en laisser la primeur. "Les Vieux Fourneaux" séduira probablement plus un public senior, venu en masse découvrir le film ce soir en avant-première, qui s’identifiera facilement aux personnages bien que cette comédie universelle à de quoi séduire tous les publics. Indéniablement à voir.

17 août 2018

Jacques Audiard et son équipe à Deauville !

Le réalisateur français Jacques Audiard présentera en avant-première le mardi 4 septembre, lors du Festival du Film Américain de Deauville, son nouveau film, le western "Les Frères Sisters". Le cinéaste ne viendra pas seul et sera accompagné des comédiens Joaquin Phoenix et John C. Reilly, du compositeur oscarisé Alexandre Desplat et su scénariste Thomas Bidegain. Adapté d'un roman de Patrick Dewitt, le film suit en 1850, un prospecteur d'or pourchassé par les frères Sisters, un duo d'assassins tristement célèbre. Au casting, on retrouve également Jake Gyllenhaal, Riz Ahmed et Rutger Hauer ainsi que Niels Arestrup.
"Les Frères Sisters" passera également par les festivals de Venise et Toronto avant d'arriver en salles en France le 19 septembre.