15/08/2019

Once Upon a Time.. in Hollywood ou l'exercice de style réussi de Tarantino

On l'attendait depuis des mois et le voila enfin dans nos cinémas, le dernier Quentin Tarantino, "Once Upon a Time...in Hollywood" et son casting cinq étoiles. Pour son neuvième fim, le metteur en scène relève ici le pari de proposer une lettre d'amour au cinéma des années 50/60 tout en incorporant des personnages fictifs dans des lignes narratives impliquant d'authentiques stars hollywoodiennes de l'époque. Ainsi si Leonardo DiCaprio et Brad Pitt incarnent respectivement un acteur sur le déclin et un cascadeur (presque) sans emploi n'ayant jamais existé, Margot Robbie est Sharon Tate, comédienne disparue tragiquement en 1969 qui est au centre de l'intrigue de ce film. Une intrigue très riche impossible à résumer qu'il vaut mieux que chaque spectateur découvre par lui-même en salle. Côté casting, en plus des trois têtes d'affiche, on retrouve une incroyable distribution menée notamment par  Al PacinoKurt RussellBruce DernLorenza Izzo, Margaret QualleyEmile HirschTimothy Olyphant ou le regretté Luke Perry. De nombreux autres sont présent le temps d'un caméo, et les identifier devient presque un jeu pendant les 2h42 que dure cette fresque nostalgique, tantôt drôle, tantôt touchante, au rythme assez lent mais au scénario extrêmement bien pensé. Le danger pour Tarantino de faire un faire un film se voulant aussi rassembleur  aurait été d'y perdre son style, en gommant certains aspects de sa mise en scène et en enlevant ce côté jubilatoire, cette touche d' humour décalé si apprécié de ses fans, beaucoup moins des autres. Heureux de constater que le maître n'a rien cédé, arrivant parfaitement à insérer sa marque et donner son ton à ce projet ambitieux, sans doute le plus ambitieux qu'il n'ait jamais dirigé. Il en résulte un film aux références cinématographiques à la fois vastes, allant de Sergio Leone à  John Sturges, et innombrables. Le travail des décors, des costumes, de la bande originale et de l'ambiance globale des sixties n'a rien à envier à des références comme "Mad Men" même si les dialogues (du moins de la VF) paraissent parfois trop modernes. Quentin Tarantino signe une oeuvre dans laquelle il parle du cinéma, de lui et de nous et dans laquelle chacun trouvera ses références. A voir assurément. 

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