29/08/2019

La Chute du Président: Sans maîtrise, la puissance n'est rien

Gerard Butler est de retour cette semaine en salles dans le costume de Mike Banning pour une suite de "La Chute de la Maison-Blanche" et de "La Chute de Londres", toujours plus spectaculaire, toujours plus extravagante, toujours plus tirée par les cheveux. Ici, Banning, accusé d'être au cœur d'un complot visant à assassiner le Président des Etats-Unis, doit à la fois prouver son innocence tout en protégeant à distance l'homme le plus puissant du monde alors qu'il est lui-même en fuite. Ne vous y trompez pas, "La Chute du Président", s'il est pris pour ce qu'il est, c'est à dire un pur divertissement à mi-chemin entre "Le Fugitif" et "Die Hard", est plutôt une réussite, avec une intrigue rythmée et des scènes d'action globalement réussies. Le scénario est cohérent avec ce style de film malgré des situations outrancières où toute volonté d'un tant soit peu de réalisme est absente et c'est bien dommage. Idem au niveau casting, si le choix de Nick Nolte est assez judicieux car utilisé dans un registre assez différent de ce qu'il fait habituellement, celui de Danny Huston, est beaucoup moins bien senti, le rôle lui étant attribué étant un spoiler à lui tout seul. A leurs côtés, Jada Pinkett Smith est sous-utilisée dans un rôle caricatural et pas indispensable, Piper Perabo récupère le rôle d'épouse de Banning tenu dans les deux films précédents par Radha Mitchell et Morgan Freeman rempile comme Président des Etats-Unis démocrate et exemplaire, un peu trop même par instants.  "La Chute du Président" est donc un film pop corn durant lequel on passe un vrai bon moment mais qui d'un point de vue scénaristique ne tient pas là route, la faute aux excès permanents et la surenchère imposée par les volets précédents de cette trilogie. A voir pour se détendre en attendant mieux. 

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