25/07/2019

Crawl: Une série B ultra-classique et terriblement efficace

Sortie cette semaine du nouveau film d' Alexandre Aja, le spécialiste made in France du film de genre, titulaire d'une filmographie au combien respectable, composée en partie de remakes de classiques de l'horreur tels que "La Colline à des Yeux" ou "Piranha 3D". Intitulé "Crawl", ce cru 2019 suit, pendant l'arrivée d'un ouragan en Floride, un père et sa fille bloquées dans le sous-sol de leur maison inondée, en compagnie d'alligators pas vraiment amicaux. Blessés, ils vont devoir faire face aux reptiles alors que le niveau de l'eau monte inexorablement... 
Avec "Crawl", Aja propose un film un peu différent des précédents dans la mesure où même s'il est vendu comme un film d'horreur, il est au moins autant un film catastrophe comme il en existe beaucoup avec un petit plus, beaucoup plus rare pour ce genre, le huit clos. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, un huit clos pour deux personnages contraint de survivre dans un espace restreint entouré de menaces aussi féroces qu'invisibles. Si le film n'invente rien, dispose de twists assez prévisibles et d'un certain goût pour l’exagération , tout est parfaitement exécuté et maîtrisé, de la réalisation aux effets spéciaux plutôt très convaincants. Au casting, on retrouve Kaya Scodelario, star de la trilogie "Le Labyrinthe" et Barry Pepper, acteur omniprésent aux débuts des années 2000, devenu plus rare ces derniers temps, malgré un passage, lui-aussi, par la franchise "Le Labyrinthe". Le duo père-fille fonctionne plutôt bien même si "Crawl" s'appuie avant tout sur le côté spectaculaire plus que sur la profondeur des personnages que l'on effleure à peine et qui auraient gagnés à être développés. Il en résulte un film plaisant, efficace et divertissant, relativement grand public et fidèle à ce que propose habituellement son metteur en scène, qui remplit sa mission sans pour autant parvenir à réellement surprendre et à se rendre indispensable. L'ultime scène en laissera probablement certains sur leur faim. Une bonne série B, à voir et à apprécier pour ce qu'elle est, pas plus.

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